Des responsables de la TV publique arrêtés après la coupure du discours présidentiel, un incident qui soulève des questions sur la liberté d’information.
Arrestation temporaire des responsables de la Télévision centrafricaine suite à un incident lors du discours présidentiel
Le 20 janvier 2026, à Bangui, plusieurs responsables de la Télévision centrafricaine ont été brièvement arrêtés et interrogés à la suite de l’interruption du discours de victoire du président Faustin-Archange Touadéra.
Déroulement des faits
Cette incident s’est produit lors d’une retransmission en direct du discours de Touadéra, qui venait de remporter un nouveau mandat. Alors que le président s’adressait à la nation, la diffusion a été interrompue pour laisser place au journal télévisé, une décision controversée qui a suscité l’ire des autorités. Parmi les personnes arrêtées figuraient le directeur général de la chaîne, le directeur des programmes ainsi que plusieurs techniciens. Tous ont été conduits à la Section de recherches et d’investigations avant d’être relâchés dans la soirée même.
L’interruption de cette diffusion présidentielle a été perçue comme un affront par les responsables gouvernementaux, conduisant à ces mesures de répression. Bien que les motifs exacts de cette décision demeurent flous, elle soulève des questions sur l’indépendance des médias et la liberté d’expression en République Centrafricaine.
Contexte et impact
Cet événement s’inscrit dans un contexte préoccupant pour les médias en Centrafrique. Depuis plusieurs années, le climat écologique pour la presse est particulièrement tendu. Les observateurs et les défenseurs des droits de l’homme signalent régulièrement des atteintes à la liberté de la presse, souvent exacerbées lors des périodes électorales.
Les réactions à ces incidents ne se sont pas fait attendre. Des organisations de défense des droits humains, ainsi que des journalistes, ont exprimé leurs inquiétudes face à ce qu’ils considèrent comme une censure croissante et une pression exercée sur les médias publics. La crainte de représailles empêche souvent les journalistes de mener à bien leur travail de manière indépendante, forçant certains à s’auto-censurer ou à renoncer à aborder des sujets sensibles.
Dans ce cadre, l’incident de Bangui rappelle une situation similaire survenue avant des élections antérieures, où des membres des médias avaient déjà été ciblés pour des critiques portant sur le gouvernement. Les cas de harcèlement et d’intimidation des journalistes ne sont pas isolés, révélant une tendance à réprimer toute voix discordante dans le paysage médiatique centrafricain.
Clôture naturelle
Cette affaire, bien qu’achevée pour le moment avec la remise en liberté des responsables, souligne néanmoins les défis considérables que rencontrent les médias en République Centrafricaine, en mettant en lumière les risques associés à la libre expression dans un climat politique incertain.