Des soldats libérés près de la frontière nigérienne après des combats intenses
Libye : Les Forces Armées Annoncent la Libération de Soldats Enlevés
Les forces armées libyennes ont confirmé la libération de plusieurs soldats enlevés lors d’une attaque orchestrée contre le poste-frontière d’Al-Toum et d’autres installations militaires dans la nuit du 31 janvier.
L’opération de sauvetage faisait partie d’une intervention "précise et qualitative" réalisée par des unités spécialisées déployées sur la frontière sud du pays, selon un communiqué de la division de l’information militaire du commandement général.
Les affrontements ayant conduit à ces enlèvements s’inscrivent dans un contexte de violence persistante entre les forces du maréchal Khalifa Haftar et des groupes armés comme ceux qui se revendiquent sous le nom de "Révolutionnaires du Sud". Ces combats ont éclaté mardi soir dans une zone désertique isolée, non loin de la frontière entre la Libye et le Niger. D’après des rapports médiatiques, les affrontements auraient duré plusieurs heures, entraînant la mort d’un soldat et blessant quatre autres dans les rangs de Haftar. De plus, plusieurs véhicules militaires auraient été perdus, poussant les forces de Haftar à reculer vers l’intérieur du territoire libyen.
Le major Abdelrahim Al-Qaziri, directeur du bureau médiatique du commandement général, a précisé que les soldats libérés avaient pu retourner à leurs unités. Il a aussi mentionné des blessures parmi les soldats lors de l’opération sans cependant préciser le nombre exact de victimes. Les autorités militaires poursuivent les personnes impliquées dans l’enlèvement avec l’intention de les traduire en justice. Al-Qaziri a souligné que des opérations sécuritaires et militaires se poursuivent pour démanteler les réseaux considérés comme terroristes et criminels par la direction militaire.
Mahamat Wardougou, le chef des "Révolutionnaires du Sud", a indiqué que ses forces n’avaient pas de positions fixes dans le désert, signalant que le mouvement de ses unités restait constant dans le sud libyen. Il a affirmé que ses combattants mènent des opérations ciblées contre les forces de Haftar dans divers secteurs et que les tentes utilisées par ses hommes ne servaient qu’à des repos temporaires, contredisant certaines informations relayées par les médias.
Une source au sein de la salle des opérations militaire a rapporté que les forces de Haftar auraient perdu environ vingt hommes, dont quatorze de nationalité tchadienne, appartenant à des unités sur le terrain en collaboration avec la brigade salafiste 604. D’autres informations précisent que les combattants des "Révolutionnaires du Sud" auraient poursuivi leurs adversaires jusqu’à des zones inexplorées auparavant, déplorant par ailleurs ce qu’ils considèrent comme une "désinformation médiatique", en particulier concernant des assertions sur la capture de leur commandant Mohamed Wardkou.
Les autorités militaires libyennes soulignent que les opérations dans le sud s’intensifient afin d sécuriser les frontières, neutraliser les groupes armés et lutter contre l’insécurité transfrontalière. Ces évolutions interviennent dans un contexte où la stabilité en Libye reste fragile, marquée par une lutte de pouvoir entre milices et une insécurité omniprésente, qui complique le quotidien des citoyens libyens.
La situation demeure particulièrement préoccupante, alors que le pays continue de faire face aux défis du terrorisme et de la criminalité organisée. Les efforts des forces armées libyennes de maintenir le contrôle et la sécurité sur le territoire sont cruciaux pour rétablir la paix et la stabilité, tant au niveau national qu’international.