Des volontaires à N’Djamena s’engagent dans une formation pour combattre les violences basées sur le genre
Formation pour Volontaires : Lutter contre la Violence Basée sur le Genre au Tchad
Le 8 octobre 2025, l’Association pour le Service de Coopération Humanitaire et de Développement (ASCHD) a lancé une nouvelle initiative de formation destinée aux volontaires à la Maison du quartier de Chagoua, dans le 7e arrondissement de N’Djamena. Cette initiative vise à équiper les acteurs locaux des compétences essentielles pour lutter contre plusieurs défis cruciaux, notamment la violence basée sur le genre (VBG), la protection contre l’exploitation et les abus sexuels, ainsi que la gestion des conflits. Une attention particulière sera également portée à l’autonomisation économique des femmes.
Lors de la cérémonie de lancement, la présidente de l’ASCHD, Rimlel Valérie, a souligné l’importance d’agir rapidement face à des problématiques qui non seulement portent atteinte à la dignité des victimes, mais sapent aussi le tissu social, nuisent au développement et compromettent la sécurité humaine. Elle a insisté sur le fait que l’autonomisation des femmes représente bien plus qu’une question de justice sociale ; elle constitue une stratégie déterminante pour prévenir les violences et renforcer la résilience des communautés.
Valérie a également interpellé le public sur la situation particulièrement préoccupante des femmes et des filles vivant dans des zones marginalisées, qui subissent de manière disproportionnée les crises et les vulnérabilités sociales. La formation qui a été mise en place s’inscrit dans une perspective holistique et multisectorielle, visant à avoir un impact substantiel et durable sur les communautés locales.
Les objectifs spécifiques de cette initiative incluent le renforcement des compétences des volontaires, la sensibilisation des communautés pour provoquer un changement de mentalité, l’amélioration de la prévention et de la réponse face aux cas de VBG et d’abus, ainsi que la promotion de l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles. La formation aspire également à renforcer la cohésion sociale et à favoriser une gestion pacifique des conflits au sein des groupes communautaires.
L’ASCHD s’est engagée à fournir les ressources nécessaires, incluant une logistique adéquate, des formateurs qualifiés, du matériel pédagogique, ainsi que des mécanismes de suivi et d’évaluation pour garantir la réussite de cette formation.
Dans son discours, Rimlel Valérie a reconnu le rôle central des bénévoles en tant qu’agents de changement et porte-parole des droits humains, de l’égalité et de la dignité. Elle les a appelés à opérer avec intégrité, empathie et confidentialité dans un contexte où leur mission est délicate et parfois dangereuse. Valérie a aussi mis en lumière l’importance d’un engagement collectif pour assurer le succès de cette mission.
À cet égard, un message fort a été adressé à l’ensemble des acteurs de la société tchadienne, invitant les partenaires techniques et financiers à continuer d’appuyer les initiatives locales, les comités de veille et les structures de service. Les autorités locales, traditionnelles et religieuses ont été encouragées à soutenir les volontaires, en leur octroyant une légitimité sur le terrain.
La société civile et les organisations féminines ont également un rôle crucial à jouer en termes de soutien, d’appui technique et d’alerte. Rimlel Valérie a rappelé que la lutte contre les violences basées sur le genre et l’autonomisation économique des femmes sont au cœur des objectifs sociétaux et ne doivent pas être considérées comme des tâches secondaires.
Avec cette formation, l’ASCHD vise à promouvoir une société où chacun pourra vivre libre de toute forme de violence, de peur et de discrimination, tout en participant activement au développement. Ce programme marque ainsi une étape significative vers un Tchad plus équitable, inclusif et sûr pour tous.