Détention préventive : quatre ans pour une altercation à N’Djamena, un appel à la révision de la justice.

Un jeune homme poursuivi pour menaces de mort devant le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena

Le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena a traité, ce jeudi 12 février 2026, le dossier d’un jeune homme en détention préventive depuis 2021, accusé de menaces de mort.

Le prévenu, qui se trouve derrière les barreaux à la maison d’arrêt de Klessoum depuis près de cinq ans, a comparu devant les juges pour défendre sa cause. Les accusations à son encontre sont liées à des faits qui, selon lui, relèvent d’une situation de légitime défense. Le protagoniste a fermement nié les accusations lors de son passage à la barre, exposant sa version des événements.

Selon son témoignage, tout a commencé lors d’un trajet avec un client sur sa motocyclette. Une fois arrivés à destination, une dispute a éclaté entre les deux hommes. Le prévenu affirme avoir été agressé physiquement par le client, ce qui l’a poussé à se défendre. Dans un geste qu’il qualifie de protection personnelle, il a exhibé une arme blanche pour contrer l’agression.

Malgré un dossier d’instruction qui le présente comme l’auteur de menaces de mort, le jeune homme maintient qu’il a agi dans un contexte où sa sécurité était mise en jeu. Le procureur, quant à lui, a requis une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une amende de 50 000 FCFA.

À l’issue de l’audience, le tribunal a décidé de clore les débats sans rendre de décision immédiate. Le jugement final sera prononcé à une date ultérieure, permettant ainsi de déterminer si les accusations de menaces de mort seront confirmées ou si le tribunal considérera la défense du prévenu comme valable.

Cette affaire soulève des questions cruciales sur la légitime défense et les conditions de détention préventive dans le pays. Elle met également en lumière la complexité des conflits pouvant dégénérer sur la voie publique. Les prochaines décisions du tribunal seront scrutées de près, tant par les juristes que par le public, soucieux de suivre l’évolution d’un dossier qui pose des enjeux importants pour la justice tchadienne.