Deux entreprises obtiennent des permis pour extraire plus de 14 tonnes d’or par an : quelles conséquences pour l’environnement ?

Les autorités ivoiriennes accordent de nouveaux permis d’exploitation aurifère

Le Conseil des ministres de Côte d’Ivoire, réuni le 4 février 2026, a approuvé deux décrets octroyant des permis d’exploitation pour des projets miniers d’envergure, favorisant ainsi l’exploitation de l’or dans le pays.

Les décrets attribuent un premier permis à la société Etruscan Resources Côte d’Ivoire SARL, autorisée à opérer dans les départements de Koun-Fao et de Tanda. Le second permis est accordé à Ampella Mining Côte d’Ivoire SARL, qui se concentrera sur le département de Doropo. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a détaillé les principaux aspects de ces projets.

Le projet d’Assafo-Didibango, déterminé dans le cadre du premier décret, représente un investissement estimé à 451,31 milliards de FCFA. Ce projet prévoit une production annuelle moyenne de 7,99 tonnes d’or, avec une production cumulée de 120 tonnes sur une période d’exploitation de dix-neuf ans. En outre, l’initiative générera des opportunités d’emploi significatives, avec 251 emplois directs durant la phase de construction et 330 pendant l’exploitation de la mine.

D’un autre côté, le projet associé au second décret met en valeur plusieurs gisements aurifères dans la région de Doropo, avec une production escomptée de 59 tonnes d’or sur une durée d’exploitation de quatorze ans. La société prévoit également un investissement de 281,4 milliards de FDP, créant ainsi 1 600 emplois directs lors de la construction et 800 pendant l’exploitation des gisements.

Ces décisions marquent une étape importante pour le secteur minier ivoirien, qui s’affirme comme un axe stratégique du développement économique du pays. L’exploitation des ressources naturelles est au cœur des priorités gouvernementales, dans un contexte où la Côte d’Ivoire cherche à diversifier son économie au-delà de la seule production agricole, traditionnellement dominante.

Les projets aurifères posent cependant des questions environnementales et sociales. Des ONG locales et internationales suivent de près ces développements, plaidant pour une exploitation responsable qui prenne en compte les impacts sur les communautés et l’environnement. Dans le passé, des projets miniers similaires ont suscité des controverses, notamment en matière de dédommagement des populations locales et de protection des écosystèmes.

Le gouvernement ivoirien semble conscient de ces enjeux et a réaffirmé son engagement à réglementer strictement le secteur minier. La mise en œuvre de normes environnementales et sociales rigoureuses sera cruciale pour garantir que ces nouveaux projets profitent réellement aux populations locales tout en préservant les ressources naturelles.

Avec ces deux nouveaux permis, la Côte d’Ivoire renforce sa position en tant que destination minière attractive, espérant attirer davantage d’investissements étrangers. Cette dynamique pourrait contribuer à consolider sa position dans le marché mondial de l’or, tout en favorisant la création d’emplois et la croissance économique. Les répercussions de ces projets seront sans nul doute suivies avec attention dans les mois et années à venir, à la fois sur le plan économique et social.