Deux femmes jugées à N’Djamena pour une affaire de coups et blessures : conséquences sur la lutte contre la violence domestique.
Affaire de violence entre femmes lors d’une réunion de réconciliation : un drame inattendu au tribunal de N’Djamena
Le 25 février 2026, le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena a traité une affaire révélant les dérives possibles d’une tentative de médiation, où trois femmes étaient impliquées dans une violente dispute.
Les faits se sont produits dans un contexte de réconciliation qui s’est rapidement transformé en conflit physique. Deux accusées ont comparu devant les juges pour répondre de coups et blessures volontaires. Selon les éléments présentés, une altercation entre les parties a éclaté, au cours de laquelle les prévenues auraient utilisé divers projectiles et objets contondants, notamment des bâtons et un pilon, pour s’attaquer à la victime.
Dans le cadre de leur audition, les deux femmes ont reconnu leur implication dans cette rixe, tout en contestant la dynamique de l’affrontement. Elles ont soutenu que la violence était le résultat d’une bagarre générale, au cours de laquelle elles auraient également subi des blessures. Ce qui complique la situation, c’est le cadre même dans lequel ces violences ont eu lieu : une tentative de réconciliation.
Les juges ont été surpris par l’ironie de cet incident survenant en plein processus de médiation. Une des prévenues a affirmé avoir frappé la victime avec un pilon suite à une insulte qu’elle aurait reçue, soulevant ainsi des questions cruciales sur la nature de la réunion. Les magistrats ont exprimé leur perplexité : "Comment une rencontre censée favoriser la paix peut-elle devenir un guet-apens en plein milieu de discussions pacifiques ?", se sont-ils interrogés.
Le problème fondamental de cette affaire réside dans la manière dont chacune des parties tente de se présenter comme la victime, amplifiant ainsi les tensions. Face à cette impasse, le ministère public a pris position. Dans ses réquisitions, le procureur a demandé une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis pour chaque accusée, ainsi qu’une amende de 100 000 francs CFA. Le tribunal a ensuite décidé de mettre l’affaire en délibéré, avec un verdict attendu pour le 4 mars prochain.
Cette affaire met en lumière non seulement la fragilité des relations interpersonnelles, mais aussi les risques inhérents à des tentatives de médiation qui peuvent dégénérer en conflits violents. Les attentes placées dans ces moments de réconciliation peuvent parfois s’effondrer, laissant place à des événements tragiques, et soulignant la nécessité d’approches plus structurées pour gérer les conflits entre individus.