Deux sénateurs de N’Djamena s’engagent pour revitaliser les communes locales
Rencontre des sénateurs avec les autorités communales de N’Djamena pour discuter de la décentralisation
Le 11 février 2026, les sénateurs Mariam Ahmat Djemil et Ibrahim Wang Laouna Foullah ont conduit une réunion avec les responsables des 2e et 3e arrondissements de N’Djamena, visant à renforcer le lien entre les institutions nationales et les réalités locales.
Lors de ces échanges, les sénateurs ont privilégié des thèmes cruciaux tels que la politique sociale et la décentralisation, considérés comme fondamentaux pour une gouvernance territoriale efficace. Ces discussions se sont inscrites dans une volonté manifeste de rendre compte des préoccupations locales et d’améliorer la collaboration entre les différentes instances de décision.
Le maire du 3e arrondissement, Ahmat Goni Tidjani, a pris la parole pour mettre en avant les efforts de sa commune face aux défis démographiques et aux ressources limitées. Il a présenté diverses initiatives locales en matière de salubrité, de mobilisation des citoyens, d’engagement des jeunes et de promotion de la gouvernance participative. « Ces efforts sont le reflet de notre engagement à concrétiser la décentralisation pour le bénéfice de nos concitoyens », a-t-il déclaré.
Le maire a également souligné les attentes de son arrondissement en direction des sénateurs. Il a plaidé pour un soutien fort en vue d’un transfert effectif des ressources et d’un mécanisme de financement stable pour les collectivités, tout en demandant une clarification des compétences entre l’État central et les collectivités territoriales.
Dans son intervention, la sénatrice Mariam Ahmat Djemil a mis l’accent sur l’importance d’une gouvernance de proximité, centrée sur l’écoute. « La bonne gouvernance commence par l’écoute, et la politique sociale doit être au cœur de notre action », a-t-elle affirmé.
La sénatrice a détaillé les priorités de la politique sociale, qui cible l’amélioration concrète des conditions de vie des citoyens. Elle a évoqué des domaines clés tels que la lutte contre la pauvreté, la protection des groupes vulnérables, l’accès aux soins de santé, le soutien à l’éducation, l’employabilité des jeunes, et l’autonomisation des femmes. En outre, elle a plaidé pour le renforcement de la coopération entre les services déconcentrés et les autorités locales, en identifiant ensemble des priorités sociales urgentes.
Elle a également souligné le rôle essentiel des chefs de quartier et des délégués de quartier, considérés comme les « premiers observateurs des difficultés sociales », appelant à la création d’un cadre de dialogue régulier pour améliorer la cohésion sociale et la paix.
Mariam Ahmat Djemil a rappelé que les services déconcentrés sont les représentations techniques de l’État, tandis que les élus locaux jouent un rôle fondamental dans la gouvernance de proximité. « Sans une coordination adéquate entre ces acteurs, aucune politique sociale ne pourra produire des résultats durables », a-t-elle mis en garde.
La sénatrice a conclu en soulignant que le Sénat, en tant que représentant des collectivités territoriales, détient un rôle clé dans le processus de décentralisation. Elle a insisté sur l’importance de sa contribution législative et de suivi pour garantir l’application rigoureuse des lois relatives à la décentralisation et assurer que les préoccupations des collectivités soient dûment prises en compte.
Ce type de rencontre témoigne d’une volonté de dialogue et de coopération entre les niveaux de gouvernement, essentiel pour le développement des collectivités au Tchad.