Deux suspects jugés à N’Djamena pour association de malfaiteurs : un enjeu de sécurité publique majeur
Deux individus devant le Tribunal de N’Djamena pour association de malfaiteurs
Le 19 février 2026, deux suspects ont comparu devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de N’Djamena après avoir été interpellés pour association de malfaiteurs.
Ces hommes ont été arrêtés à 3 heures du matin par les forces de l’ordre alors qu’ils étaient en possession d’outils potentiellement destinés à des activités criminelles, parmi lesquels des cisailles, des marteaux, une scie et des ciseaux. Selon le rapport d’enquête préliminaire, ces individus n’étaient pas des inconnus pour la police, ayant déjà été arrêtés à plusieurs reprises pour des comportements jugés suspects.
Lors de leur comparution, les prévenus ont nié les accusations portées à leur encontre, affirmant qu’ils exerçaient la profession de maçons et qu’ils revenaient d’un chantier après avoir prolongé leur soirée dans un café. Cependant, cette défense n’a pas convaincu le tribunal, qui a rappelé l’importance des éléments relevés lors de leur arrestation.
Le procureur de la République a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, soulignant le fait que, bien qu’ils soient considérés comme des délinquants primaires et n’ayant pas d’antécédents judiciaires, leur mode opératoire présentait un risque. Il a insisté sur le fait que l’utilisation des outils en question était un indice clairement lié à des intentions de cambriolage, évoquant des techniques de bris de clôture et de découpe de tôles.
Le dossier a été renvoyé pour une nouvelle audience prévue le 26 février. En attendant, les deux hommes demeurent en détention préventive à la maison d’arrêt de Klessoum. Cette affaire soulève des questions sur la sécurité dans la région, et les réactions des autorités et du public sont attentivement suivies.