Dialogue interministériel : une avancée significative pour la défense et la sécurité financière dans un contexte diplomatique tendu.
Dialogue Défense-Sécurité-Finances-Diplomatie : Vers une Synergie au Service du Burkina Faso
Les premières journées de dialogue Défense-Sécurité-Finances-Diplomatie se sont conclues le mercredi 18 février 2026 à Ouagadougou, après 48 heures d’échanges intenses entre divers acteurs clés visant à renforcer la position du Burkina Faso sur la scène internationale.
Ce rendez-vous, qui a rassemblé des représentants des différents secteurs concernés, a permis d’explorer le contexte géopolitique et géostratégique actuel. Grâce à des discussions approfondies, les participants ont mis en lumière l’urgence d’une collaboration renforcée pour affirmer le rôle du Burkina Faso dans le concert des Nations. Les intervenants ont souligné, à plusieurs reprises, que l’objectif principal était de rehausser l’image du pays des Hommes intègres à l’étranger, tout en déconstruisant les clichés erronés qui perdurent, notamment dans le discours occidental.
Karamoko Jean Marie Traore, le chef de la diplomatie burkinabè, a indiqué que les efforts actuels visent à modifier les perceptions autour du Burkina Faso en valorisant ses atouts et ses potentialités. Cette approche s’inscrit dans un contexte de réaffirmation de la souveraineté nationale, prônée par le nouveau régime.
La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simpore, représentant le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo. Lors de son discours, il a mis l’accent sur l’importance de pérenniser ces rencontres, jugées essentielles pour approfondir la compréhension des mutations géopolitiques tant au niveau régional qu’international. Cette volonté de dialogue a été perçue comme une réponse appropriée aux défis contemporains auxquels le Burkina Faso fait face.
Au cours des discussions, les experts ont illustré l’interconnexion des secteurs de la défense, de la sécurité, des finances et de la diplomatie, nécessaire pour garantir une avancée vers la souveraineté du peuple burkinabè. Cette synergie est conforme à la vision stratégique posée par le président du Faso, visant un Burkina Faso fort et résilient.
Le patron de l’Armée burkinabè a également souligné que l’un des défis majeurs pour réaliser les objectifs de la Révolution progressiste populaire réside dans l’unité de discours et d’action. Pour lui, "la souveraineté ne se proclame pas, elle s’organise, elle se structure, elle se défend". Cette conviction résonne comme un appel à la cohésion entre les différentes entités de l’État, afin de défendre efficacement les intérêts du pays.
La clôture a été marquée par la lecture d’une motion de soutien en faveur du capitaine Ibrahim Traore, président du Burkina Faso, dans sa lutte contre l’impérialisme et pour l’indépendance réelle du pays. Les participants ont également formulé plusieurs recommandations, dont le renforcement de la coordination entre les acteurs clés pour optimiser la mise en œuvre de la politique étrangère burkinabè. Parmi les autres suggestions, l’institutionnalisation de ces journées a été évoquée afin de favoriser une diplomatie forte, cohérente et audacieuse.
En outre, la mise en place d’un programme de coopération entre les grandes écoles de formation des divers ministères a été proposée, pour permettre une meilleure intégration des acteurs dans la conduite des affaires internationales.
Ces journées de dialogue, non seulement axées sur le renforcement des capacités internes, mais aussi sur la représentation extérieure du Burkina Faso, témoignent d’une volonté affirmée d’engager le pays sur la voie d’une diplomatie proactive et restauratrice. À l’heure où la situation géopolitique mondiale est en perpétuelle évolution, ces travaux semblent poser les jalons d’une nouvelle ère pour le Burkina Faso, à travers un engagement collectif fort et structuré.