Dialogue rompu entre employés et direction du Radisson Blu de N’Djaména : vers une impasse ?
Climat social tendu au Radisson Blu de N’Djaména : les employés se mobilisent
Depuis plusieurs mois, le Radisson Blu Hôtel à N’Djaména est le théâtre de vives tensions entre la direction et les employés, qui laissent planer la menace d’un mouvement de grève imminent.
Sous la gouvernance actuelle depuis sept mois, les pratiques managériales de l’hôtel sont dénoncées comme "alarmantes" par Ndjendogoboin Nodjingar, l’un des délégués du personnel. Selon lui, ces méthodes ont entraîné un épuisement moral généralisé parmi les salariés.
Les employés reprochent à la direction des décisions prises sans concertation. Celles-ci s’appuieraient sur un rapport d’audit de 2022, révisé en 2025, ayant conduit à des licenciements jugés abusifs et communiqués aux syndicats dès décembre 2025.
Un autre sujet de mécontentement réside dans le changement récent de l’assureur santé. Depuis 2017, les travailleurs bénéficiaient d’une assurance satisfaisante avec Star Nationale. Cependant, cette année, la direction a opté pour un nouvel assureur sans consulter le personnel, aggravant ainsi le climat de défiance. Les employés déplorent également l’absence d’augmentations salariales, de promotions et signalent des cas présumés de harcèlement moral.
Selon Ndjendogoboin Nodjingar, les difficultés rencontrées ne sont pas nouvelles. "Cela fait trois ans que nous subissons cette situation au Radisson Blu. Nous nous dévouons pour le bon fonctionnement de l’entreprise, mais nos souffrances restent ignorées", dénonce-t-il. Il met en lumière des disparités salariales jugées injustifiées malgré l’application d’une grille salariale en vigueur depuis 2017, accentuant ainsi les divisions au sein du personnel.
Les employés demandent le départ du directeur général dans les six jours, entre le 29 janvier et le 5 février 2026, sous peine de lancer une grève sèche de trois jours, renouvelable. Ils réclament un changement de gouvernance ainsi qu’une amélioration significative de leurs conditions de travail et de leur reconnaissance salariale.
Malgré nos sollicitations, la direction de l’hôtel n’a pas souhaité répondre à ces allégations.