Dialogues enrichissants pour le développement : sensibilisation dans le Kanem et le Bahr El-Gazel

Lancement d’un atelier sur l’autonomisation économique des groupements féminins au Kanem

Ce mardi, le délégué général du gouvernement auprès de la province du Kanem, Issaka Koty Yakoub, a inauguré un atelier dédié à la promotion du dialogue et à la sensibilisation autour des thématiques de la cohésion sociale, du genre et de la gouvernance locale.

Cet événement s’est tenu à N’Djamena et a réuni des participants venus des provinces voisines, notamment le Bahr El-Gazel et le Kanem. L’atelier a rassemblé des autorités administratives, traditionnelles et locales, ainsi que des représentants de la société civile et des collectifs féminins. Ce projet, financé par la coopération allemande (BMZ, GIZ), l’UNICEF et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), est piloté par l’Association pour la Recherche et le Développement (ARDED).

Sous le thème « Impact des politiques publiques sur l’accès aux ressources dans les zones défavorisées », cet atelier d’une journée s’inscrit dans le cadre du Projet SARES, qui vise à renforcer la sécurité alimentaire et à promouvoir le dialogue communautaire. L’objectif principal de cet événement est de créer un espace d’échange constructif entre les communautés et les autorités, ce qui est considéré comme essentiel pour améliorer la cohésion sociale, promouvoir l’égalité des genres et optimiser la gouvernance locale.

Selon Ahmat Abdou Mahamat, coordonnateur de l’ONG ARDED, cette initiative a pour but de favoriser le dialogue entre citoyens et élus, tout en sensibilisant sur la question des violences basées sur le genre (VBG) et en encourageant la participation des citoyens dans la gestion locale. Le coordinateur a souligné l’importance de cette approche pour bâtir un environnement plus inclusif et équitable.

En inaugurant l’atelier, le général Issaka Koty Yakoub a salué cette initiative, en mettant en avant la synergie qu’elle crée entre les différents acteurs : autorités administratives, structures traditionnelles, militaires, représentants de la société civile et Comités Départementaux d’Action (CDA). Ce projet, qui s’étalera sur six mois, touchera les provinces du Kanem, du Bahr El-Gazel et du Moyen-Kebbi Ouest.

Les enjeux liés à l’autonomisation économique des femmes et à la cohésion des communautés sont plus que jamais d’actualité. Dans un contexte où les femmes jouent un rôle central dans le développement économique et social, des initiatives comme celle-ci s’inscrivent dans une nécessité collective de changement et de progrès. La mise en place de mécanismes permettant d’instaurer un dialogue ouvert et constructif entre les différentes parties prenantes est essentielle pour faire progresser les droits et la position des femmes dans la société.

Ce genre d’atelier de sensibilisation et de dialogue peut également renforcer la confiance entre les citoyens et les autorités, un facteur clé pour favoriser un climat de paix et de sécurité, indispensable à toute initiative de développement. En rapprochant les communautés des décideurs, ce projet est un pas vers une gouvernance plus inclusive et participative.

En somme, l’atelier lancé par Issaka Koty Yakoub est une étape significative vers l’amélioration des conditions de vie des femmes et la consolidation de la cohésion sociale dans la province du Kanem. Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer l’impact de cette initiative sur les communautés concernées et sur la dynamique de dialogue instaurée entre les différentes parties prenantes.