Dissolution de la STEE : L’Assemblée Nationale se prononce – Découvrez les enjeux majeurs !
La dissolution de la STEE approuvée : Un tournant décisif pour la gestion des services publics au Tchad
La dissolution de la Société Tchadienne d’Eau et d’Électricité (STEE) prend une tournure déterminante pour l’avenir des services publics au Tchad. Ce geste du gouvernement, ratifié par l’Assemblée Nationale, vise à refondre un secteur essentiel pour la vie quotidienne des Tchadiens. Alors que les enjeux en matière d’accès à l’eau potable et à l’électricité deviennent de plus en plus pressants, cette réforme s’inscrit dans un contexte de libéralisation et de revitalisation des infrastructures publiques.
L’Assemblée Nationale en action : Un cadre législatif pour le changement
Le cadre de la séance parlementaire
Le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, a dirigé une séance clé en présence de figures gouvernementales, dont le ministre secrétaire d’État au secrétariat général du gouvernement ainsi que le ministre du Commerce, Guibolo Fanga Mathieu. Ce dernier a remplacé le ministre de l’Eau et de l’Énergie, absent pour des raisons de déplacement. L’importance de cette réunion ne saurait être sous-estimée, étant donné les répercussions potentielles sur la vie des citoyens.
Une restructuration historique
Créée en 1983, la STEE a longtemps été le pilier de la production, du transport et de la distribution de l’eau et de l’électricité au Tchad. Sa structure de société d’économie mixte a été modifiée en 1985, lui conférant un monopole sur ces services. Pendant des années, cette organisation a été un acteur clé, mais le processus de libéralisation initié en 1999 a ouvert la voie à des réformes nécessaires face aux exigences du Fonds Monétaire International (FMI).
Un tournant dans l’histoire du secteur énergétique
Les réformes imposées par le FMI
Sous l’influence du FMI et dans le cadre de ses programmes de réajustement, le gouvernement tchadien a été contraint d’engager une réforme en profondeur. La nécessité d’un service public efficace et moderne est devenue un impératif face à l’inefficacité croissante des anciennes structures.
La scission de la STEE et ses conséquences
Le 3 mai 2010 a marqué un point tournant : l’Assemblée Générale extraordinaire a prononcé la dissolution de la STEE et sa transformation en deux entités distinctes : la Société Nationale d’Électricité (SNE) et la Société Tchadienne des Eaux (STE). Cette séparation visait à clarifier les responsabilités et à améliorer l’efficacité des services, mais celle-ci n’a pas été sans atermoiements.
Vers une gouvernance renforcée
La quête d’un statut juridique
Malgré une série de décrets établissant leur cadre opérationnel, la SNE et la STE ont navigué sans statuts juridiques propres jusqu’à l’intervention de l’ordonnance N°002/PR/2025, publiée le 20 janvier 2025. Cette ordonnance a non seulement entériné la dissolution de la STEE, mais a également transféré tous les actifs et passifs aux deux nouvelles sociétés d’État.
La ratification parlementaire en perspective
Le projet de loi soumis à l’Assemblée Nationale visait à affirmer cette dissolution et à aligner la SNE et la STE avec le droit en vigueur, notamment la loi N°020/CNT/2024 sur la gouvernance des sociétés publiques. Ce cadre juridique est essentiel pour la confiance des investisseurs et pour garantir des services de qualité à la population.
Un contexte économique complexe
Implications pour la population
La réforme est d’une importance capitale, surtout dans un pays où l’accès à l’eau potable et à l’électricité reste problématique. Au Tchad, près de 43% de la population n’a toujours pas accès à des sources d’eau potable sécurisées. Selon les statistiques de l’UNICEF, cette situation pose des problèmes majeurs de santé publique, exacerbés par une importante croissance démographique.
Les enjeux de la libéralisation
Avec la dissolution de la STEE, le gouvernement tente de renforcer l’efficacité des services publics tout en stimulant l’investissement privé. Cependant, cette libéralisation doit être accompagnée d’une régulation adéquate pour éviter les abus et garantir l’accessibilité des services à tous.
Conclusion : Quelles perspectives pour l’avenir ?
La dissolution de la STEE représente un changement de paradigme dans la gestion des services essentiels au Tchad. Les prochaines étapes consisteront à suivre la mise en œuvre des nouvelles structures et à monitorer leur efficacité au quotidien. La ratification de cette réforme par l’Assemblée Nationale est un signal fort du gouvernement en faveur de alternatives durables pour la gestion de l’eau et de l’énergie.
Une ouverture sur l’avenir
La route est encore parsemée d’embûches, mais les réformes en cours pourraient offrir de nouvelles opportunités. En renforçant la gouvernance et en attirant des investissements dans les infrastructures, le Tchad pourrait espérer améliorer l’accès des populations à des services de qualité. L’avenir du secteur public est entre les mains des acteurs engagés dans ce processus. Les Tchadiens attendent avec impatience les résultats tangibles de ces changements cruciaux.