Doba : 297 détenus voient leurs peines réduites

297 détenus bénéficient d’une remise de peine à Doba

Le climat était empreint de solennité dans les locaux de la maison d’arrêt de Doba, en ce 28 septembre 2026. Une cérémonie particulière s’y tenait : la remise de peine pour 297 prisonniers, un geste de clémence des hautes autorités du pays. Cette initiative, orchestrée par le parquet d’instance de Doba, a été présidée par Toké Dady, le délégué général du gouvernement auprès de la province du Logone Oriental.

Parmi les 437 détenus de la maison d’arrêt, 23 ont été libérés d’office, tandis que 274 ont vu leurs peines réduites. Cette décision vise à équilibrer la nécessité de punir les infractions et l’impératif de réintégration sociale, a affirmé la procureure près le tribunal de grande instance de Doba, Nadjilem née Bombaïto Collette Ngaoundi. Elle a également mis en avant l’engagement du président Mahamat Idriss Deby Itno envers cette approche conciliatrice.

Dans son allocution, Nadjilem née Bombaïto Collette Ngaoundi a souligné un aspect préoccupant : une grande partie des détenus concernés sont des jeunes. Elle a insisté sur la nécessité pour ces derniers de tirer des enseignements de leurs erreurs passées pour éviter de sombrer à nouveau dans l’illégalité. Son message a été clair et précis, soulignant le rôle vital des jeunes dans la société tout en les exhortant à utiliser leur potentiel de manière positive.

Le contexte de cette remise de peine met en exergue les disparités de population au sein de la maison d’arrêt de Doba. Actuellement, l’établissement compte 543 détenus, majoritairement des hommes – 527 pour être précis – aux côtés de 16 femmes. En outre, il est important de noter la présence de 16 mineurs, qui représentent un groupe particulièrement vulnérable.

Le délégué Toké Dady a profité de cette cérémonie pour exprimer son soutien aux détenus, tout en les incitant à un véritable changement de comportement. Son discours a mis un accent particulier sur la nécessité d’intégrer de manière pacifique et constructive la société une fois libérés. Il a également salué l’action entreprise par les autorités dans le cadre de cette remise de peine, voyant en elle une opportunité de donner une seconde chance à ceux qui bénéficient de cette clémence.

L’événement a culminé avec la remise des attestations de remise de peine aux bénéficiaires, marquant ainsi la fin de la cérémonie. Ce geste symbolique représente non seulement un allègement de leur charge pénale, mais également un tournant potentiel vers une vie renouvelée et conforme aux lois.

Cette initiative de remise de peine s’inscrit dans une série d’actions similaires menées à travers le pays, comme en témoigne les récentes remises de peine dans les provinces du Salamat et du Batha. L’approche adoptée par les autorités illustre une volonté de maintenir l’équilibre entre justice et réhabilitation, un défi de taille dans la gestion des systèmes pénitentiaires contemporains.

En conclusion, la cérémonie organisée à Doba demeure un témoignage vibrant d’un système judiciaire qui cherche à évoluer et s’adapter aux impératifs sociaux, tout en maintenant sa vigilance face aux défis posés par ces délits. Les répercussions de telles décisions se verront à long terme, à mesure que les anciens détenus réintègrent la société avec un élan renouvelé pour contribuer positivement à leur communauté.