Doba : assassinat brutal
Un homme d’une quarantaine d’années a été tué par balles le 22 octobre dernier sur l’axe de Beti, à proximité de la maison d’arrêt de Doba, chef-lieu de la province du Logone Oriental. Le défunt laisse derrière lui une famille endeuillée composée d’une épouse et de six enfants.
Selon le récit de Ranodji Michael, neveu de la victime, l’incident s’est déroulé aux environs de 19 heures. Des individus non identifiés, circulant à moto, ont immobilisé leur véhicule et braqué le phare vers le groupe familial. Interpellés par leur présence suspecte, la victime leur aurait demandé la raison de leur acte, réponse à laquelle les agresseurs ont répliqué par des insultes.
Le neveu explique que son oncle a tenté d’appeler ses frères en renfort, ces derniers étant en déplacement vers le village voisin. Toutefois, ces derniers n’ont pas réagi à l’appel. C’est alors que les assaillants ont ouvert le feu, touchant mortellement l’homme de 40 ans. « J’avais peur et je me suis caché sous les arbres », confie Ranodji Michael. Les assaillants ont ensuite pris la fuite en direction de Doba. Le tireur portait une djellaba blanche, mais son identité demeure inconnue.
Sur les lieux du meurtre, les autorités locales, accompagnées des forces de défense et de sécurité, ont procédé aux premières constatations. La procureure de la République, Nadjilem née Bombaïto Collette Ngaoundi, présente sur les lieux, a exprimé sa consternation face à cet acte de violence. Elle a immédiatement ordonné la mise en œuvre d’une enquête approfondie pour élucider cette affaire et retrouver les coupables.
Dans une déclaration, Collette Ngaoundi a exhorté la famille du défunt à exercer patience et confiance en la justice. Elle a assuré que les auteurs, co-auteurs et complices seront traduits en justice et devront répondre de leurs actes devant la loi. Le corps du défunt a été transféré à la morgue de l’hôpital provincial de Doba pour les suites habituelles.
Ce nouvel incident meurtrier survient dans un contexte où la sécurité reste une préoccupation majeure pour les résidents de la région du Logone Oriental. Les autorités locales et nationales sont interpellées pour enrayer ce cycle de violence qui mine le quotidien des habitants de la province.