Dominique Ouattara appelle à une justice équitable pour les femmes en Côte d’Ivoire

Célébration de la Journée Internationale des Droits des Femmes à Abobo : un appel à la justice et à l’égalité

Lors de la cérémonie officielle dédiée à la 49ᵉ Journée internationale des droits des femmes, tenue le samedi 7 mars 2026 à Abobo, Dominique Ouattara, Première Dame de Côte d’Ivoire, a lancé un vibrant plaidoyer pour une justice plus équitable en faveur des femmes et des filles.

Dominique Ouattara a pris la parole devant un public composé d’autorités, de leaders communautaires et d’organisations féminines, insistant sur le rôle crucial des droits des femmes dans l’avancement de l’équité, de la justice et du développement durable dans le pays. Elle a mis en lumière l’importance d’améliorer l’accès des jeunes filles à l’éducation, à la formation professionnelle et aux perspectives économiques, soulignant que ces éléments sont fondamentaux pour l’émancipation féminine.

En outre, la Première Dame a fermement renouvelé son engagement à lutter contre toutes les formes de violences basées sur le genre, réaffirmant que chaque femme mérite de vivre dans un environnement sûr et respectueux. Son discours a été complété par celui de Nassénéba Touré, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, qui a salué les progrès juridiques réalisés en termes d’égalité des sexes.

Nassénéba Touré a rappelé plusieurs avancées significatives, notamment l’inclusion dans la Constitution de la Troisième République du principe d’égalité entre tous les citoyens, ainsi que l’adoption de la loi sur la parité en 2019 qui impose une représentation minimale de 30 % de femmes sur les listes électorales. Elle a également évoqué la loi de 2015 relative à la scolarité obligatoire, qui couvre les enfants de 6 à 16 ans. Ces réformes, selon elle, permettent de poser des bases solides en faveur de l’égalité des sexes.

Kandia Camara, présidente du Sénat et maire d’Abobo, a apporté un point de vue complémentaire en plaidant pour une meilleure diffusion des lois concernant les droits des femmes, notamment en matière d’héritage et de propriété foncière. Elle a également appelé à un rapprochement des services judiciaires dans les zones rurales, où l’accès à la justice est souvent entravé.

Hélène Ngarim-Ganga, coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire, a conclu les interventions en exhortant les acteurs nationaux à convertir les discours en actions concrètes. Elle a souligné l’importance de garantir à chaque femme la possibilité d’exercer pleinement ses droits et de participer activement à l’essor du pays.

Cette journée, tout en célébrant les avancées, a également mis en lumière les défis qui persistent. Les intervenants ont convenu que des efforts continus sont nécessaires pour promouvoir une société où l’égalité entre les sexes est non seulement un principe, mais aussi une réalité vécue par toutes.