Dr Youssouf Tom dévoile des avancées clés dans le respect des droits civils et politiques en présentant le dernier rapport.

Le Tchad fait le point sur ses engagements en matière de droits humains lors de la 145ᵉ session du Comité des droits de l’homme

Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Dr Yousouf Tom, a tenu un point de presse à N’Djamena pour faire état des avancées du Tchad lors de la 145ᵉ session du Comité des droits de l’homme tenue récemment.

Ce comité international est chargé d’évaluer la mise en œuvre des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée des Nations Unies en 1966 et ratifié par le Tchad en 1995. La session a particulièrement permis à la délégation tchadienne de présenter les progrès réalisés dans le domaine des droits civils et politiques, surtout depuis la fin de la transition politique.

La délégation tchadienne, composée de membres d’un comité interministériel dédié aux instruments internationaux relatifs aux droits humains, ainsi que de l’ambassadeur du Tchad en Suisse, a vu sa participation renforcée par la présence d’observateurs issus de la société civile et de la Commission nationale des droits de l’homme. Ce cadre a permis un dialogue interactif avec les experts du Comité, abordant des questions cruciales telles que la dignité humaine, l’accès à la justice, les conditions de détention, ainsi que la lutte contre la corruption et la traite des personnes.

Les représentants du gouvernement tchadien ont su fournir des réponses qualifiées d’« claires et responsables » face aux préoccupations soulevées. Néanmoins, Dr Yousouf Tom a reconnu les défis persistants que le pays doit surmonter, notamment dans les domaines sécuritaires, économiques et humanitaires.

Le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement tchadien de mener à bien des réformes pour consolider l’État de droit et optimiser les libertés publiques. Il a noté une dynamique positive de l’espace politique et associatif, avec une augmentation significative du nombre de partis politiques, d’organisations de la société civile et de médias privés au Tchad. Cette évolution est perçue comme un signe d’ouverture et de progrès en matière de droits humains.

Enfin, Dr Yousouf Tom a exprimé l’attente du gouvernement face aux recommandations qui découleront de l’examen de la situation des droits humains au Tchad. Il a également remercié les membres de la délégation pour leur participation et leur engagement à faire avancer la cause des droits humains dans le pays.

Cette session marque une étape importante pour le Tchad, qui tente de se réaffirmer sur la scène internationale tout en s’attaquant aux défis internes et aux attentes croissantes de la population en matière de droits civils et politiques. Les réactions des acteurs de la société civile et des organisations internationales pourraient bien façonner la suite des événements, faisant des droits humains un axe central de la gouvernance future du pays.