Économie de la CEMAC : une résilience prometteuse face aux défis

Stabilité économique de la sous-région confirmée par le Conseil de la BEAC

Le Conseil d’administration de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a confirmé le 6 avril à N’Djaména que la situation macroéconomique de la sous-région reste globalement stable.

Pendant près de six heures, les administrateurs ont participé à une discussion à huis clos qualifiée de « très riche » par le gouverneur Yvon Sana Bangui. Cette réunion s’est tenue quatre jours après la première session annuelle du Comité de politique monétaire (CPM), permettant d’évaluer en profondeur la situation.

Il a été conclu que la zone continue de croître, quoique moins vigoureusement, avec une projection de 2,9 % pour 2026, contre 3,5 % en 2025. En matière d’inflation, une tendance à la baisse persiste, avec un taux projeté de 2,3 % en 2026, toujours en deçà du seuil communautaire. Cependant, des déficits budgétaires persistent et une dégradation au niveau des comptes courants a été notée.

Malgré ces défis, l’économie de la zone CEMAC montre des signes de résilience. Les réserves de change ont progressé de 4,22 mois en décembre 2025 à 4,52 mois à la fin de février 2026, témoignant d’une gestion économique solide. Le Conseil a également débattu de divers projets de régulation, notamment pour promouvoir les QR codes et favoriser l’inclusion financière par la digitalisation des paiements.

Un point de satisfaction notable pour les administrateurs réside dans la clôture des comptes de la BEAC, marquée par un résultat bénéficiaire de 300 milliards de francs CFA. Cette performance démontre une gestion budgétaire rigoureuse, selon le gouverneur Sana Bangui, qui appelle à poursuivre les efforts pour améliorer tous les indicateurs économiques de la sous-région.

En somme, le Conseil d’administration de la BEAC a mis en lumière la résilience économique de la zone CEMAC et l’importance de poursuivre les réformes pour maintenir cette dynamique positive.