Élimination du Nigeria : Eric Chelle en larmes évoque la sorcellerie des Congolais et ses conséquences sur le football africain.
Élimination tragique du Nigeria : Éric Sékou Chell accuse la RDC de sorcellerie
Le sélectionneur des Super Eagles du Nigeria, Éric Sékou Chell, a exprimé sa colère et son désespoir après l’élimination de son équipe des qualifications pour la Coupe du Monde, survenue lors d’une séance de tirs au but contre la République Démocratique du Congo.
Lors de ce match décisif, qui s’est tenu dans un stade plein d’enthousiasme, les joueurs des deux équipes ont lutté avec intensité pour obtenir une place tant convoitée. Après un temps réglementaire et des prolongations disputés, le sort a été scellé lors d’une séance de tirs au but, où le Nigeria n’a pas réussi à s’imposer. Ce résultat a engendré une explosion de tensions sur le terrain, illustrée par un Éric Sékou Chell manifestement hors de lui, s’en prenant à son propre staff ainsi qu’à l’équipe adverse.
La déception du coach, qui a conduit les Super Eagles lors de cette campagne, était palpable. Émotionnellement affecté, Chell a été aperçu en larmes après le coup de sifflet final, témoignant de la gravité de cette élimination pour le Nigeria, qui se prive ainsi d’une participation à la prochaine Coupe du Monde.
Dans un moment chargé d’émotion, le sélectionneur s’est exprimé sur les raisons de cette défaite, avançant une explication surprenante lorsqu’il a été interrogé par un journaliste d’ESPN. Selon lui, la RDC aurait eu recours à des pratiques de sorcellerie durant la séance de tirs au but. « Pendant toute la séance de tirs au but, le gars de la RDC a fait du vaudou. À chaque fois, c’était comme ça. C’est pour ça que j’étais un peu nerveux envers lui », a-t-il déclaré, mimant des gestes mystérieux équivoques. Il a affirmé avoir vu des éléments étranges sur le terrain, laissant entendre que de telles pratiques auraient influencé le résultat.
Loin d’être un simple incident isolé, cette affirmation révèle les tensions qui existent souvent autour des compétitions sportives en Afrique, où les croyances et superstitions occupent une place prépondérante. Les accusations de sorcellerie dans le sport ne sont pas nouvelles, mais elles n’en demeurent pas moins controversées. Plusieurs commentateurs sportifs se sont penchés sur cette question, rappelant que telles déclarations peuvent alimenter des stéréotypes négatifs et déformer la perception du sport dans certains pays.
Derrière cette polémique, le match soulève également des questions sur la pression extrême ressentie par les entraîneurs et les joueurs dans des compétitions d’une telle envergure. L’élimination d’une équipe aussi prestigieuse que le Nigeria, champion d’Afrique en 2013, est perçue non seulement comme un revers sportif, mais aussi comme une déception pour des millions de supporters qui espèrent toujours voir leur pays briller sur la scène internationale.
Au-delà des simples enjeux sportifs, cet incident démontre l’impact émotionnel et psychologique que de telles compétitions peuvent engendrer, tant pour le personnel technique que pour les athlètes. Dans cette ambiance électrique, les attentes sont élevées, et la déception se transforme rapidement en frustration, parfois poussant les acteurs à faire appel à des explications qui frôlent l’irrationnel.
Ce match et les réactions qui l’ont entouré pourraient avoir des répercussions sur la manière dont le Nigeria se prépare pour les futures compétitions. Les décisions concernant le staff technique et la stratégie de jeu seront certainement au centre de discussions au sein de la fédération nigériane de football.
Ainsi, l’élimination de l’équipe nationale nigériane cette année résonne bien au-delà du terrain. Elle interroge le statut du football en Afrique, un sport emblématique et passionné, mais également un secteur où les croyances culturelles et les superstitions peuvent parfois entrer en collision avec le monde moderne du sport.