Enjeu au Tchad : l’AILC suspend la vente de SONACIM au groupe CIMAF
Introduction
L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) a interrompu le processus de cession des actifs de la Société Nationale de Ciment (SONACIM) au groupe privé CIMAF, afin d’engager une enquête approfondie.
Déroulement des faits
Le 9 février 2026, suivant un ordre de mission, l’AILC a lancé une investigation ciblée sur la gestion des ressources humaines, financières, et matérielles de la SONACIM. Une attention particulière est portée sur le processus de transfert des actions de l’entreprise publique tchadienne au groupe marocain CIMAF. Cette mission de contrôle vise à faire la lumière sur la transparence et la légalité des opérations en cours, imposant la suspension immédiate de toute transaction jusqu’à la fin des enquêtes.
Contexte ou impact
L’annonce de l’enquête a provoqué une onde de choc, particulièrement parmi les employés concernés. La résiliation anticipée des contrats de travail au sein de la SONACIM, conséquence directe de la vente d’actifs, a suscité mécontentement et inquiétudes, notamment dans la ville de Pala. Ces mouvements de protestation reflètent une tension palpable parmi les ex-employés, qui s’inquiètent pour leur emploi et leur avenir financier. En effet, le processus de privatisation des entreprises nationales au Tchad est perçu avec méfiance, marqué par des précédents où les situations des travailleurs n’ont pas toujours été sécurisées. Ce contexte souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et transparente des opérations de cession.
Clôture naturelle
Tandis que l’enquête suit son cours, toutes les parties prenantes patientent dans l’attente de conclusions qui pourraient définir la feuille de route future pour la SONACIM. L’issue des investigations de l’AILC sera cruciale pour déterminer la suite des opérations et la tranquillité sociale autour de ces transactions.