États-Unis : alerte sur le rôle dépassé de la présidence de l’AG
Sélection du Secrétaire général de l’ONU : Les États-Unis dénoncent des ingérences de la présidence de l’Assemblée générale
Le 19 août 2026, lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis ont exprimé leur mécontentement face à la présidence de l’Assemblée générale, dénonçant des ingérences présumées dans le processus de sélection du prochain secrétaire général de l’ONU. L’ambassadrice américaine, Jennifer Locetta, représentante alternative pour les affaires politiques spéciales, a pris la parole pour critiquer les actions et les méthodes de travail du président de l’Assemblée générale.
Les responsables américains jugent que les procédures en place ne sont pas respectées, parlant d’un « dépassement de rôle » et d’« actions irresponsables » de la part de l’Assemblée générale. Ils soulignent que la désignation du secrétaire général doit suivre un processus intergouvernemental visant à sélectionner le meilleur candidat selon les normes les plus élevées, en conformité avec la Charte de l’ONU et la résolution 79/327.
Un point de discorde mis en avant par les États-Unis est l’organisation d’un sondage d’audience, décidé lors d’une réunion publique le 23 juillet. Les autorités américaines estiment que cette initiative est inéquitable, manque de transparence et constitue un précédent préoccupant, car les votants n’ont pas de rôle officiel dans la sélection des candidats.
De plus, la présidence de l’Assemblée générale, assumée par la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock, a proposé que seuls les candidats ayant participé aux dialogues de l’Assemblée générale soient acceptés par le Conseil de sécurité. Les États-Unis ont rapidement rejeté cette suggestion, rappelant que le Conseil de sécurité a la prérogative d’examiner toutes les candidatures, indépendamment de la participation des candidats aux échanges tenue par l’Assemblée générale.
Cette prise de parole de l’ambassadrice américaine souligne des tensions croissantes au sein de l’ONU concernant le processus de sélection des dirigeants, et met en lumière les défis de coordination entre les différentes instances de cette organisation mondiale. Les États-Unis ont également profité de cette occasion pour saluer le professionnalisme et l’engagement de la Division des affaires du Conseil de sécurité ainsi que des autres membres du Secrétariat pour leur soutien opérationnel.
Ce conflit d’interprétation des rôles et des responsabilités au sein de l’ONU soulève des questions essentielles sur la gouvernance de l’organisation et sur les méthodes employées pour désigner ses dirigeants. Les prochains mois pourraient être cruciaux pour le processus de sélection du nouveau secrétaire général, avec des attentes élevées pour un candidat qui puisse répondre aux défis mondiaux contemporains.