Ex-employés de la SONACIM à Pala : indignation après des licenciements abrupts

Crise sociale chez SONACIM après résiliation des contrats lors de la cession à CIMAF

En plein processus de cession au groupe CIMAF, l’annonce de la résiliation des contrats de travail de la Société nationale de ciment (SONACIM) suscite colère et désarroi parmi les anciens employés de Pala, qui réclament le paiement immédiat de leurs droits sociaux.

Les employés de SONACIM subissent aujourd’hui les conséquences d’un chômage technique imposé suite à la cession des actions à CIMAF, entamée il y a près d’un an. Depuis le 31 décembre 2025, les contrats de travail ont été annulés sans préavis, plongeant le personnel dans une incertitude financière. Selon les témoignages recueillis, cela fait plus de deux mois que les salaires n’ont pas été versés, s’ajoutant à six mois d’arriérés non réglés pour l’année 2025. L’angoisse gagne les familles, étroitement dépendantes de ces revenus.

Les travailleurs dénoncent également les dysfonctionnements au sein de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). Nombreux sont ceux qui, malgré des années de cotisations, n’ont pas reçu de livret de cotisation, compliquant davantage la reconnaissance de leurs droits.

L’absence de communication de la part de la direction de SONACIM alimente un climat de tension. Les employés, se sentant abandonnés, expriment leur frustration face à un manque de clarté et au non-respect de leurs droits fondamentaux. Dans ce contexte, la précarité des familles s’accentue, malgré les années de service rendues avec loyauté et professionnalisme.

Cette situation prend un tournant social majeur dans la région du Mayo-Kebbi Ouest où l’annonce de la privatisation a déjà suscité des inquiétudes. Les anciens employés de SONACIM appellent les autorités et le groupe CIMAF à résoudre cette crise et à régulariser les droits impayés dans les meilleurs délais. À défaut, le risque de tensions sociales croissantes apparaît inévitable.

Ces événements mettent en lumière les défis liés à la privatisation des entreprises publiques et soulèvent des questions sur leur gestion et l’accompagnement social des transitions économiques. L’enjeu désormais pour les parties concernées est de s’assurer que les droits des travailleurs soient respectés et que leur dignité humaine soit préservée.