Excédent commercial du Tchad : 274 milliards FCFA en 2025 malgré la chute pétrolière
Balance commerciale : le Tchad excédentaire malgré la baisse des recettes pétrolières
Le Tchad continue de présenter un solde commercial positif pour la quatrième année consécutive, même face à une baisse marquée des recettes pétrolières. Selon l’Institut national de la Statistique des études économiques et démographiques (INSEED), relayé par EcoMatin, l’excédent commercial tchadien atteint 273,9 milliards FCFA en 2025. Ce chiffre représente une diminution de 54,2 % par rapport à 2024, où l’excédent s’élevait à 597,7 milliards FCFA.
Une tendance à la baisse
L’excédent de 2025 est le plus faible enregistré depuis 2021, poursuivant une tendance à la baisse apparue après le record de 2 271 milliards FCFA atteint en 2022. Les exportations totales ont également diminué de 14,9 %, passant de 1 493,6 milliards FCFA en 2024 à 1 270,9 milliards FCFA en 2025. Cette contraction est principalement due aux fluctuations des prix sur les marchés internationaux.
Les exportations dominées par le pétrole
Le pétrole brut continue de jouer un rôle prépondérant dans les recettes d’exportation du pays, avec une contribution de 1 080,6 milliards FCFA, soit 85 % des exportations totales. Autres produits notables à l’exportation : les taureaux non reproducteurs, l’or brut, les graines de sésame, le coton et l’antimoine.
Une croissance des importations
En parallèle, les importations ont augmenté de 15,6 %, atteignant 997,1 milliards FCFA contre 862,3 milliards en 2024. Les principaux postes d’importation incluent les produits alimentaires transformés, tels que la farine de froment (79,1 milliards FCFA), les sucres raffinés, les produits énergétiques comme le butane liquéfié, ainsi que les médicaments, ciment et équipements industriels.
Une économie dépendante du pétrole
Cette situation met en lumière la forte dépendance de l’économie tchadienne aux hydrocarbures, un défi majeur dans le contexte actuel de volatilité des prix du pétrole et de transition énergétique mondiale. Malgré des efforts pour diversifier l’économie en se tournant vers l’agriculture, l’élevage et les mines, ces secteurs peinent encore à compenser la baisse des recettes pétrolières.
Maintien de l’excédent
Malgré la réduction des recettes pétrolières, le Tchad parvient à maintenir un excédent commercial. Cela est attribué à une structure d’échanges favorable, bien que la hausse des importations alimentaires et énergétiques illustre les besoins critiques du pays en matière de sécurité alimentaire, d’énergie et d’infrastructures.
Ainsi, le Tchad reste excédentaire mais doit faire face à de nombreux défis économiques liés à la volatilité du marché pétrolier et à l’urgente nécessité de diversifier son économie.