Femmes : piliers de la paix au Lac
Lac : les femmes au cœur du processus de paix et de réintégration
Le mardi 23 juin 2026, la ville de Bol, située dans la province du Lac, a été le théâtre d’un événement crucial pour la consolidation de la paix. Le Général Saleh Haggar Tidjani, Délégué général du Gouvernement auprès de la province, a inauguré un atelier axé sur le renforcement du rôle des organisations féminines dans le processus de Désengagement, Dissociation, Réintégration et Réconciliation (DDRR).
Le projet, orchestré par l’organisation humanitaire COOPI avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), s’efforce d’accroître les capacités des associations féminines locales. L’objectif est de leur permettre de jouer un rôle significatif dans les efforts de consolidation de la paix, de renforcer la cohésion sociale et d’améliorer la réintégration communautaire.
Les intervenants présents lors de cette rencontre ont unanimement souligné l’importance d’une implication accrue des femmes. Leurs contributions sont jugées indispensables dans les domaines de la prévention des conflits, de la médiation, ainsi que dans l’accompagnement des participants au processus de DDRR. Royoumbaye Ida Carmelle, cheffe de projet chez COOPI, a ainsi insisté sur la nécessité de reconnaître les femmes comme des actrices déterminantes pour la paix et la stabilisation.
Le Général Saleh Haggar Tidjani a exprimé son soutien à l’initiative, la décrivant comme une partie intégrante des efforts déployés pour stabiliser la province du Lac. Dans son discours, il a encouragé les organisations féminines à structurer davantage leurs actions et à s’engager activement dans des campagnes de sensibilisation, de réconciliation et de prévention de l’extrémisme.
Les autorités provinciales estiment que l’établissement d’une paix durable dans le Lac passe inévitablement par une participation active et significative des femmes. Elles sont perçues comme des piliers essentiels de la cohésion familiale et communautaire, jouissant d’une position unique pour influencer positivement leur environnement social.
Ce projet illustre une prise de conscience croissante : l’inclusion des femmes est non seulement une nécessité éthique mais également une stratégie efficace pour atteindre des objectifs de paix et de réintégration. Il souligne aussi l’efficacité du soutien international, par le biais d’organisations telles que l’OIM, qui permet de renforcer ces initiatives locales.
En conclusion, cet atelier à Bol semble marquer un tournant significatif dans l’approche du processus de DDRR. En mettant les femmes au cœur des stratégies de paix, il ouvre la voie à des méthodes innovantes pour aborder les défis complexes de la réintégration et de la réconciliation communautaire. Les mois à venir seront décisifs pour évaluer les effets concrets de ces actions sur le terrain.