Fermeture temporaire de trois fabricants de nattes au Tchad

Fermeture provisoire de trois sociétés de fabrication de nattes au Tchad pour non-respect des normes environnementales

N’DJAMENA — Le 29 septembre 2026, le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable du Tchad a annoncé la suspension temporaire des activités de trois sociétés de fabrication de nattes, situées à Lamadji, dans le 10ème arrondissement de N’Djamena. Cette décision intervient après la découverte de manquements significatifs aux réglementations environnementales.

Les sociétés concernées, la Société de fabrication des nattes en plastique, la Société tchadienne des nattes, et la Société perfection-environnement, ont fait l’objet de missions d’inspection, qui ont révélé plusieurs infractions. Parmi celles-ci, figurent l’absence d’une Étude d’impact environnemental et Social (EIES), une gestion non conforme des déchets, et le non-respect des normes d’hygiène et de salubrité. Ces entités sont également accusées de polluer les sols et les eaux avec des résidus de teinture, de ne pas respecter les mesures de protection des travailleurs, de produire des nuisances sonores et olfactives, et d’émettre des substances nocives. De plus, leurs activités industrielles se déroulent dans une zone non prévue à cet effet.

Le communiqué officiel, signé par le secrétaire général Koularamibaye Koundja Julien, précise qu’une mise en demeure avait été envoyée aux exploitants le 14 juillet 2026, les exhortant à se conformer à la loi. Face à l’absence de réponse satisfaisante, le ministère a appliqué les dispositions de la loi 023/CNT/2024 sur la protection de l’environnement en ordonnant la fermeture provisoire de ces établissements.

Cette action s’inscrit dans une volonté affirmée par le ministère de renforcer le respect des normes environnementales et de protéger la santé publique ainsi que les écosystèmes urbains. Dans son communiqué, le ministère appelle également les résidents locaux et les acteurs de la société civile à signaler toute activité susceptible de nuire à l’environnement.

Cette décision s’ajoute à d’autres initiatives du gouvernement visant à durcir la réglementation environnementale. En juillet dernier, le ministère du Commerce avait suspendu la distribution de quatre marques de yaourt jugées non conformes aux normes sanitaires, et en mai, le ministère de l’Eau et de l’Énergie avait lancé un contrôle renforcé de la qualité des eaux embouteillées à N’Djamena.

Alors que l’industrie des nattes constitue un secteur économique non négligeable au Tchad, notamment pour sa contribution à l’emploi local, cette suspension temporaire rappelle l’importance du respect des normes environnementales pour le développement durable du pays. Les autorités tchadiennes semblent décidées à faire appliquer la loi, afin de concilier croissance économique et préservation de l’environnement.

À l’avenir, le ministère de l’Environnement prévoit de multiplier les inspections et encourager les entreprises à adopter des pratiques conformes aux lois environnementales en vigueur. Cela implique la mise en place de programmes de sensibilisation et de formation pour aider les industriels à s’adapter aux normes requises.

L’action du ministère de l’Environnement met en lumière l’effort croissant du Tchad pour lutter contre la pollution et promouvoir un cadre de vie sain pour ses citoyens. Cette mesure devrait inciter d’autres secteurs industriels à revoir leurs pratiques afin de contribuer à un environnement plus durable.