Fin de l’urgence sanitaire mpox : un cap franchi par le CDC Afrique

Le CDC Afrique lève l’état d’urgence sanitaire lié à l’épidémie de mpox

Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a annoncé la levée de l’état d’urgence sanitaire lié au mpox, signalant une avancée significative dans la lutte contre cette maladie.

Le CDC Afrique a publié un communiqué affirmant que cette décision résultait des recommandations de son groupe consultatif d’urgence. Cette levée témoigne des progrès réalisés en matière de sécurité sanitaire sur le continent, grâce au leadership efficace, à la coopération régionale solide et aux partenariats internationaux fructueux face à des défis complexes de santé publique.

Classée pour la première fois comme une menace pour la sécurité continentale en août 2024 par l’agence sanitaire de l’Union africaine, l’épidémie de mpox avait également été qualifiée d’urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la santé.

Au cours des périodes critiques de transmission de début à fin 2025, les efforts concertés ont permis de réduire significativement le nombre de cas. Les cas suspects ont diminué de 40 % et les cas confirmés ont baissé de 60 %. Le taux de létalité parmi les cas suspects est passé de 2,6 % à 0,6 %, illustrant des améliorations notables en termes de détection, de soins et de coordination.

Toutefois, le CDC Afrique a précisé que la levée de cet état d’urgence ne signifie pas la disparition du mpox en Afrique. La transition vers une stratégie pérenne impliquée par cette décision vise l’élimination de la maladie avec la participation active des pays. Le mpox demeure endémique dans plusieurs régions et une vigilance soutenue, des investissements ciblés ainsi que l’innovation continueront d’être indispensables pour consolider les avancées et prévenir une recrudescence.

Découvert initialement chez des singes de laboratoire en 1958, le mpox est une maladie virale rare se transmettant par les fluides corporels, les gouttelettes respiratoires et les matériaux contaminés. Elle provoque couramment de la fièvre, des éruptions cutanées et un gonflement des ganglions lymphatiques.

En conclusion, la détermination du CDC Afrique et de ses partenaires montre l’efficacité des efforts globaux pour maîtriser cette menace. Il reste cependant essentiel de maintenir la vigilance pour éviter toute future recrudescence de l’épidémie.