
fin des travaux par des résolutions et un engagement renouvelé envers le développement social
Introduction : Un appel pressant à l’action pour l’égalité et le développement durable
« Le progrès ne s’arrête jamais ! » Cette citation de Nelson Mandela résonne particulièrement aujourd’hui alors que le monde fait face à des défis de taille en matière d’égalité et de justice sociale. Au cours de la dernière semaine, des délégués des États membres, des organisations internationales et des acteurs de la société civile se sont réunis pour engager des discussions cruciales. Ces débats ont abouti à l’adoption de résolutions déterminantes et à un engagement renouvelé envers le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Dans un contexte où 689 millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté, ces discussions ne sont pas simplement académiques : elles sont essentielles pour changer la donne. La prochaine étape ? Le deuxième Sommet mondial pour le développement social, qui se tiendra en novembre 2025 à Doha, au Qatar, avec l’objectif d’harmoniser les priorités mondiales pour une avancée vers la justice sociale et un développement inclusif.
Analyser les Résultats : Des discussions portant sur un avenir incertain
Les deux derniers jours de cette session (réunions 8, 9 et 10) ont été marqués par des discours passionnés et des présentations soutenues par des données probantes. Une reconnaissance collective a vu le jour, soulignant l’urgence de l’adoption de politiques innovantes et transformantes. À une époque où les inégalités, le changement climatique et les tensions géopolitiques persistent, la Commission a insisté pour que les résultats sociaux prévalent au cœur de l’élaboration des politiques, tant au niveau national qu’international.
Lutter contre les inégalités et renforcer la coopération multilatérale
Réunion 8 : Un dialogue interactif sur la pauvreté mondiale
Le 13 février, la huitième réunion a mis en lumière un sujet d’une importance cruciale : l’état de la pauvreté mondiale. Ce dialogue a été animé par M. Navid Hanif, Sous-secrétaire général au développement économique du Département des affaires économiques et sociales (DESA). M. Hanif a ouvert la discussion en reconnaissant les avancées réalisées en matière de réduction de la pauvreté. Cependant, il a également averti que les inégalités demeurent un défi majeur. « Si le statu quo persiste », a-t-il déclaré, « le nombre de personnes vivant dans la pauvreté, notamment parmi les femmes, continuera d’augmenter ».
Cet avertissement a dressé un tableau alarmant qui a résonné dans toutes les discussions ultérieures. Les intervenants ont unanimement insisté sur la nécessité d’adopter des approches audacieuses et innovantes. Par exemple, Rola Dashti, Secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (CESAO), a évoqué un « point d’inflexion » où les écarts sociaux risquent de se creuser si des actions décisives ne sont pas entreprises rapidement.
En parallèle, Laura Thompson, représentante de l’Organisation internationale du Travail (OIT), a souligné la détermination de l’OIT à soutenir l’adoption d’une déclaration politique forte lors du prochain sommet mondial pour favoriser le développement social. Elle a déclaré : « Dans ce contexte multilatéral difficile, l’OIT est prête à soutenir ces efforts » : un écho fort à l’appel de Dashti pour des actions concrètes.
Importance de la coopération régionale
La nature des défis sociaux étant multi-facettes, Dashti a mis l’accent sur l’importance cruciale de la coopération entre les États arabes et la CESAO pour affronter des problèmes tels que le chômage des jeunes et l’inégalité entre les sexes. En discutant des expériences régionales, des délégués de pays comme le Zimbabwe, le Chili, et de l’Union européenne ont souligné la nécessité d’initiatives locales visant à créer des emplois et réduire la pauvreté.
Tout cela illustre un consensus grandissant : la transformation sociale nécessite une approche coordonnée, enracinée dans le dialogue et l’échange d’idées. Ces discussions ne doivent pas rester théoriques, mais doivent se traduire en actions concrètes au sein des politiques nationales et internationales.
Les coopératives et la voie vers un développement inclusif
Réunion 9 : Le rôle des coopératives dans l’ODD
La neuvième réunion du 13 février a mis l’accent sur un sujet prometteur : le rôle des coopératives dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Modérée par Konstantinos Papadakis, cette session a mis en lumière comment les coopératives peuvent devenir des plateformes pour promouvoir l’égalité, l’inclusion sociale et la résilience économique.
Carlos Jorge Paris Ferraro a livré une présentation convaincante sur la puissance des coopératives pour lutter contre les inégalités tout en favorisant un développement durable. Ankhbayar Nyamdorj, Représentant permanent de la Mongolie auprès des Nations Unies, a enrichi le débat en partageant l’expérience de son pays en matière de modèles coopératifs.
Des délégués de pays comme le Chili, le Burundi et le Burkina Faso ont également apporté leur perspective, illustrant comment des initiatives coopératives ont autonomisé des communautés marginalisées. Ces témoignages ont offert un éclairage précieux sur la manière dont les coopératives peuvent devenir des acteurs essentiels pour atteindre les ODD.
Résolutions et vision pour l’avenir
Réunion 10 : L’adoption de résolutions clés
Le 14 février, la réunion finale a été consacrée aux questions programmatiques et à l’adoption de résolutions clés. Charles Katanga, directeur de la Division du développement social inclusif au DESA, a ouvert cette séance en présentant les succès de la Commission et les défis à venir. Une fois de plus, Magdalena Carmona a pris la parole pour présenter les travaux de l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD), suscitant un vif débat parmi les délégués. Le soutien au travail de l’Institut, en tant que générateur de recherches de pointe, a été reconnu comme vital.
La session s’est ensuite conclue par l’adoption de résolutions couvrant divers thèmes prioritaires : les méthodes de travail, le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), la jeunesse et les modalités d’examen du Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement (MIPAA). Le délégué du Sénégal a fait un clin d’œil inattendu en exprimant son opposition à une disposition qui semblait brouiller la définition des genres, rappelant l’importance de rester fidèle à une vision inclusive.
Regarder vers l’avenir : la route vers Doha
Alors que le président a conclu la session avec un sentiment d’espoir, il a également souligné l’importance de se préparer au prochain deuxième Sommet mondial pour le développement social à Doha. Ce sommet, intitulé « Faire progresser le développement social et la justice sociale grâce à des politiques coordonnées, équitables et inclusives », représente non seulement une occasion de redynamiser les efforts mondiaux, mais constitue également un moment crucial pour faire entendre la voix de ceux qui sont souvent oubliés au sein des discussions politiques.
Conclusion : Une invitation à l’engagement collectif
À mesure que nous nous dirigeons vers Doha, il est essentiel que chaque acteur—gouvernements, organisations internationales et société civile—s’engage à renforcer ses efforts pour lutter contre les inégalités et promouvoir un développement durable. Le chemin est semé d’embûches, mais les récentes discussions nous rappellent que le changement est possible grâce à la collaboration, à l’innovation et à une vision partagée. Ensemble, nous avons le pouvoir d’écrire une narrative nouvelle pour le développement social, renforçant ainsi la justice sociale pour les générations futures.
Les résolutions ont été posées ; le temps de l’action est venu. Soit nous réagissons maintenant, soit nous continuons à vivre avec les conséquences de notre inaction. Que serez-vous prêt à faire pour faire avancer notre monde vers la justice sociale et le développement inclusif d’ici le Sommet de 2025 et au-delà ?