Formation à N’Djaména : sécurité alimentaire au cœur des actions du CILSS

Sécurité alimentaire : une formation stratégique pour les acteurs nationaux du CILSS à N’Djaména

Du 16 au 19 juin, N’Djaména accueille une formation cruciale pour les acteurs nationaux impliqués dans le Projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel, phase 2 (P2-P2RS). Initié par le Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), cet événement vise à renforcer la maîtrise des plateformes régionales de gestion intégrée et à améliorer la connaissance des processus d’homologation des semences.

La formation se concentre sur plusieurs éléments clés, notamment les examens de la Distinction, de l’Homogénéité et de la Stabilité (DHS) ainsi que les essais des Valeurs agronomiques, technologiques et environnementales (VATE). En réunissant des experts, des inspecteurs et des responsables du système semencier, l’objectif est de garantir une amélioration significative des capacités institutionnelles.

Un pas vers l’appropriation des outils régionaux

Selon Dr Konaté Moumouni, formateur principal et expert agronome, ce projet revêt une importance capitale pour les inspecteurs et responsables chargés d’homologuer les nouvelles variétés de semences adaptées aux défis climatiques. Les semences homologuées seront ensuite mises à la disposition des producteurs, renforçant ainsi la résilience agricole.

Sanoussi Hisseine, directeur général adjoint de la Production agricole et de la Formation du ministère de la Production et de la Transformation agricole, souligne les difficultés rencontrées par les agriculteurs d’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Ceux-ci ont souvent un accès limité à des semences de qualité, capables de résister aux maladies et de tolérer les stress abiotiques liés au changement climatique. ‘‘Disposer d’un système de contrôle qualité est fondamental pour garantir l’intégrité physiologique et la conformité génétique des semences’’, ajoute-t-il.

Renforcement des capacités techniques nationales

Il est essentiel de renforcer les capacités des comités nationaux des semences pour assurer l’homologation des nouvelles variétés et le contrôle qualité du système semencier. Sans cette maîtrise technique, l’intégrité du système semencier régional pourrait être compromise, réduisant ainsi l’efficacité des interventions dans le secteur agricole.

L’une des composantes centrales de cette formation est la plateforme SIGEVAOS. Cet outil est crucial pour garantir une coordination et une compréhension commune entre les sélectionneurs, les examinateurs, et les agents de contrôle qualité. ‘‘La valorisation de cet outil dépend fortement de son appropriation par les utilisateurs dans chaque pays’’, explique Sanoussi Hisseine.

Un futur prometteur pour le secteur semencier

En offrant cet encadrement, le CILSS espère réussir à fédérer la communauté régionale autour d’un objectif commun : une amélioration durable de la sécurité alimentaire. Les échanges de connaissances permis dans le cadre de cette formation renforceront la coopération régionale et favoriseront la création de solutions innovantes.

Le chemin vers une sécurité alimentaire renforcée dépend de l’aptitude des systèmes nationaux à adopter et appliquer ces nouvelles méthodes. La collaboration transnationale, dans le cadre du P2-P2RS, promet d’être un vecteur puissant de progrès et de résilience face aux défis climatiques.

En conclusion, cette initiative à N’Djaména marque un tournant vers une gestion semencière plus robuste et résiliente. Par le biais de cette formation, le CILSS démontre une volonté manifeste d’équiper les nations sahéliennes avec les outils indispensables pour un avenir alimentaire plus sécurisé.