Formation des comités de gestion des doléances au Kanem : un pas vers une meilleure gouvernance locale
Lancement d’un atelier de formation sur les mécanismes de gestion des doléances au Kanem
Ce mardi, à la suite d’une initiative visant à renforcer la gestion des doléances, le délégué général du gouvernement auprès de la province du Kanem, le général Issaka Koty Yacoub, a inauguré un atelier de formation pour les comités chargés de cette mission.
Déroulement des faits
L’événement s’est tenu dans la province du Kanem, où se sont réunis des acteurs clés tels que des autorités administratives, des chefs traditionnels et des représentants d’organisations de la société civile. Cette formation s’inscrit dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), programmé pour renforcer les compétences nécessaires à la gestion des plaintes et doléances.
Au cours de cet atelier, plusieurs thèmes ont été abordés, notamment les obligations des emprunteurs et les bonnes pratiques relatives à la gestion des plaintes. Les participants ont également été formés à la mise en œuvre et au fonctionnement des comités dédiés aux mécanismes de traitement des plaintes, éléments jugés essentiels dans le cadre du projet PHASAOC.
Moungobaye Masrabaye, spécialiste en sauvegarde sociale du projet, a ouvert le bal des interventions en exprimant sa satisfaction quant à la participation active des délégués. Il a insisté sur la nécessité pour ces derniers de s’approprier les outils mis à leur disposition afin de garantir un traitement transparent et efficace des doléances.
Contexte et impact
La présence des participants, en provenance des différents départements de la province, a été saluée par le général Yacoub, qui a souligné l’importance de leur engagement pour une meilleure redevabilité et transparence dans les affaires publiques. Il a également mis en lumière le rôle crucial de PHASAOC dans l’amélioration des performances statistiques, qui vise à renforcer l’harmonisation régionale et l’accès à des données fiables. Ces éléments sont essentiels pour éclairer les politiques publiques nationales et assurer un développement cohérent et inclusif.
Cette initiative s’intègre dans un contexte plus vaste de réformes en cours en Afrique de l’Ouest et du Centre, visant à améliorer non seulement la qualité de la gestion des affaires publiques, mais aussi à renforcer le lien de confiance entre les structures gouvernementales et la société civile. En effet, des ateliers similaires ont été menés dans d’autres provinces, signalant une volonté manifeste des autorités de promouvoir une gouvernance plus ouverte et participative.
La cérémonie s’est conclue par une photo de groupe, symbolisant l’unité et l’engagement des participants envers cette noble cause. Cette mobilisation pourrait ainsi représenter un tournant décisif dans le traitement des doléances et des plaintes, essentielle à un développement durable et équilibré au sein de la région.