Formation des conseillers provinciaux à Koumra : un pas vers une gouvernance renouvelée.

Renforcement des capacités des conseillers provinciaux au Mandoul : une formation clé pour la décentralisation

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a lancé un atelier de formation de trois jours destiné à améliorer les compétences des conseillers provinciaux des régions du Mandoul, du Moyen-Chari et du Logone Occidental, ainsi que de leurs secrétaires généraux.

Déroulement des faits

L’événement se déroule sur trois jours et vise à plonger les participants dans les aspects fondamentaux de la décentralisation. Les thématiques abordées incluent le statut des collectivités autonomes, l’interaction entre l’État et les collectivités, et le contrôle de légalité. Les sessions traiteront également de l’élaboration et de l’exécution des budgets locaux, des sujets cruciaux pour la bonne gouvernance des provinces.

Durant son discours d’ouverture, Millet Rombat Frédéric, président du conseil provincial du Mandoul, a souligné l’importance de la décentralisation, la qualifiant de levier essentiel au bon fonctionnement de la démocratie. Selon lui, ce séminaire est un moment opportun pour renforcer les compétences des conseillers et des secrétaires généraux, afin d’assurer la mise en œuvre effective du processus décentralisateur.

Baïdi Pataï, directeur de la formation et de la communication au ministère, a également salué l’engagement de ces élus. Il a rappelé que "la décentralisation constitue un pilier fondamental de la démocratie participative et du développement local". Cette affirmation illustre l’engagement du gouvernement à promouvoir une gouvernance de proximité efficace.

Le programme de la formation inclut des ateliers pratiques et des discussions interactives, favorisant ainsi l’échange entre les participants. De nombreux experts ont été invités à partager leurs connaissances sur les diverses facettes de la décentralisation, offrant un cadre d’apprentissage dynamique.

Contexte ou impact

La décentralisation est souvent perçue comme un vecteur de développement et de démocratie participative, permettant une plus grande autonomie aux collectivités locales. Cela s’inscrit dans un contexte où le besoin de répondre aux attentes des citoyens et d’améliorer les services publics devient de plus en plus pressant. La formation actuelle s’inscrit également dans le prolongement des efforts antérieurs du ministère, qui a déjà initié de multiples programmes similaires pour doter les collectivités des outils nécessaires à leur autonomisation.

Le secrétaire général de la province du Mandoul, Djimas Djedouboum, a pris la parole pour rappeler que cette démarche vise avant tout à équiper les élus locaux d’outils efficaces, afin de garantir un meilleur service aux communautés. Ses propos mettent en lumière le rôle crucial que jouent ces formations dans l’amélioration de la gouvernance à la base.

En plus de la participation des élus, le soutien des partenaires techniques et financiers, dont l’Union Européenne par le biais du Programme d’Appui à la Gouvernance, souligne l’importance de l’initiative. L’engagement de ces partenaires est essentiel pour assurer une formation de qualité et un cadre propice à la mise en œuvre des politiques de décentralisation.

Les enjeux de cette formation vont au-delà d’une simple amélioration des compétences. Ils touchent directement à la mise en œuvre de politiques publiques adaptées aux besoins locaux et à l’émancipation des collectivités.

Clôture naturelle

À cette occasion, les participants sont appelés à tirer parti de cette formation pour affronter les nombreux défis liés à la décentralisation dans leurs régions respectives. Cette initiative marque une étape significative vers l’optimisation de la gouvernance locale et l’amélioration des services publics dans le pays.