Généraux à Klessoum : la demande de liberté rejetée, l’incertitude persiste.

Procès de corruption à la Maison d’arrêt de Klessoum : des officiers tchadiens sous le coup d’accusations

Un procès impliquant des officiers tchadiens, accusés de corruption, s’est ouvert à la Maison d’arrêt de Klessoum, mettant en lumière des pratiques répréhensibles au sein de la justice.

Les événements se sont déroulés autour de l’accusation de plusieurs généraux, soupçonnés d’avoir soudoyé un magistrat, Djoumah Mahamadene, pour obtenir la libération d’un individu, Mahamat Massar Houd. Ce dernier est déjà dans l’œil du cyclone en raison d’une affaire de détournement de fonds dépassant un milliard de francs CFA, qu’il aurait orchestrée durant son mandat en tant qu’ancien trésorier de Koundjourou. Les fonds en question auraient été détournés par Houd, ce qui retient l’attention des autorités judiciaires et du grand public.

L’audience a été marquée par la demande des avocats de la défense souhaitant obtenir la mise en liberté de leurs clients. Ils avaient auparavant réclamé une confrontation directe avec le juge Mahamadene, questionnant ainsi la transparence et l’équité du procès. Dans ce contexte, le procureur a, quant à lui, soulevé la question de la compétence du Tribunal de grande instance de N’Djamena, rendant l’affaire encore plus complexe.

Le mercredi 19 novembre 2025, l’absence du juge Djoumah lors de l’audience ne fera qu’ajouter à la tension qui entoure cette affaire. La demande de libération des militaires concernés a été rejetée, et le procureur a ordonné leur maintien en détention jusqu’à la prochaine audience prévue le 26 novembre. Cette décision semble refléter l’importance de l’affaire, non seulement pour les personnes impliquées, mais aussi pour le système judiciaire tchadien.

L’affaire soulève des préoccupations quant à l’intégrité du système judiciaire et le risque de collusion entre certains membres des forces de l’ordre et le corps judiciaire. Des voix s’élèvent parmi les observateurs pour souligner les implications d’un tel scandale sur la confiance que la population place dans ses institutions. Alors que le pays évalue ses valeurs fondamentales, ce procès pourrait avoir des répercussions durables sur le paysage politique et judiciaire du Tchad.