Ghana : Suspension des permis d’armes et contrôles renforcés

Le Ghana suspend les permis de port d’armes et renforce les contrôles

Le gouvernement ghanéen a récemment pris une mesure significative en suspendant tous les permis de port d’armes à feu enregistrés dans le pays. Cette décision intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la sécurité publique et vise à réformer et renforcer le système de contrôle des armes à feu.

L’annonce officielle a été faite par le ministre de l’Intérieur, Muntaka Mohammed-Mubarak, lors d’une interview accordée le mardi 23 juin 2026 à Joy FM, une station de radio d’Accra. Cette mesure radicale a été adoptée quelques jours à peine après une fusillade survenue au domicile de l’avocate et députée Adwog Safo, ce qui a intensifié les inquiétudes quant au contrôle des armes dans le pays.

Un processus de vérification rigoureux

Tous les détenteurs actuels de permis de port d’armes devront désormais se soumettre à une nouvelle série de contrôles stricts avant d’obtenir leur renouvellement. Ces nouvelles exigences incluent un examen de santé mentale, réalisé par l’Autorité de santé mentale, un dépistage de drogues, ainsi qu’une formation exhaustive sur le maniement des armes et une vérification approfondie des antécédents.

Le ministre de l’intérieur a précisé que les autorités disposent d’une période de trois mois pour mettre en œuvre ce processus de réinscription. Passé ce délai, les armes non régularisées risquent d’être saisies, dans le but de combler les lacunes du système actuel et de prévenir les mésusages potentiellement dangereux.

Un programme d’amnistie en soutien

Cette suspension des permis s’intègre dans un programme national d’amnistie sur les armes à feu lancé en décembre 2025. Ce programme invite les citoyens en possession d’armes illégales ou non enregistrées à les remettre volontairement aux autorités sans craindre de répercussions judiciaires. Grâce à cette initiative, plus de 2 000 armes ont déjà été collectées. Une cérémonie de destruction officielle de ces armes est prévue début juillet, symbolisant l’engagement du gouvernement envers la sécurité et la stabilité du pays.

Préoccupations de sécurité publique en toile de fond

La décision du gouvernement de suspendre les permis de port d’armes met en lumière les préoccupations croissantes concernant la sécurité au Ghana. L’incident impliquant l’avocate et députée Adwog Safo a souligné la nécessité de revoir les politiques en matière de port d’armes. En renforçant le contrôle et en imposant des vérifications rigoureuses, les autorités espèrent réduire les risques d’abus et renforcer la confiance du public dans le système en place.

Conclusion

La suspension des permis de port d’armes au Ghana représente un tournant décisif dans la gestion des armes à feu du pays. En introduisant des mesures de vérification strictes et en promouvant un programme d’amnistie, le gouvernement entend assurer une meilleure régulation et sécurité pour ses citoyens. Reste à voir comment ces mesures seront mises en œuvre et si elles parviendront à répondre efficacement aux préoccupations de sécurité publique.