Gouvernement : des mesures renforcées pour lutter contre les accidents persistants

Accidents de la route en Côte d’Ivoire : un constat alarmant et des mesures renforcées

Le directeur de l’Office de Sécurité routière (OSER), Etienne Kouakou, a affirmé l’engagement ferme du ministère des Transports et des Affaires maritimes pour lutter contre la montée inquiétante des accidents de la route en Côte d’Ivoire.

Un appel urgent à la responsabilité

C’est lors de la conférence de presse hebdomadaire « Tout Savoir Sur », organisée le 17 février 2026 à Abidjan-Plateau par le Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG), qu’Etienne Kouakou a fait entendre sa voix. Le thème de cette rencontre portait sur « Prévention, contrôle et sanctions des infractions routières en Côte d’Ivoire ». Le directeur de l’OSER a souligné la nécessité d’intensifier les actions tant de prévention que de répression des comportements irresponsables au volant.

« La situation actuelle exige des mesures fortes », a-t-il déclaré, précisant que le ministère prend à cœur la gravité des faits. Malgré des avancées notables au fil des années, le tableau reste préoccupant.

Un bilan mitigé

Les chiffres publiés par le directeur de l’OSER témoignent d’une réalité contrastée. En 2025, la Côte d’Ivoire a enregistré une baisse des décès sur les routes de 19 % par rapport à 2021, passant de 1 614 à 1 307 victimes. Etienne Kouakou a attribué cette amélioration aux initiatives mises en œuvre dans le cadre de la stratégie nationale, en vigueur depuis la Déclaration de Stockholm de février 2020, qui vise à réduire de 50 % le nombre de décès dus aux accidents de la route d’ici 2030.

Cependant, la situation en ce début d’année 2026 reste préoccupante. Entre janvier et le 11 février, l’OSER a relevé 519 accidents corporels, entraînant la mort de 164 personnes et faisant 1 934 blessés, se traduisant par une moyenne d’environ quatre décès par jour, principalement sur les routes interurbaines.

Dans ce contexte, Etienne Kouakou a lancé un appel à la responsabilité collective. Il a appelé tous les usagers de la route à une prise de conscience sur leurs comportements en vue de réduire le nombre de morts sur les routes ivoiriennes.

Une réglementation à respecter

Le directeur de l’OSER a également rappelé que les règles de circulation s’appliquent à tous, y compris aux minicars de transport en commun, souvent désignés sous le nom de « gbakas » ou « massas », ainsi qu’aux véhicules administratifs. Seules les forces de défense et de sécurité, ainsi que les véhicules sanitaires en intervention, bénéficient d’exceptions à cette règle.

À l’heure où le pays est appelé à renforcer sa sécurité routière, ces déclarations mettent en lumière l’importance de l’engagement de l’État dans le contrôle des infractions routières. Les actions du ministère se déroulent dans un contexte où la sécurité sur les routes est plus qu’une nécessité ; elle devient une priorité nationale.