Grâce présidentielle : le RADHT alerte sur les discours identitaires

Face aux déclarations controversees d’un récent bénéficiaire de la grâce présidentielle qui propose une gouvernance teintée de confessionnalisme et de régionalisme, le Réseau des Associations de Défense des Droits de l’Homme du Tchad (RADHT) lance un appel à la préservation de l’unité nationale. Djidda Oumar Mahamat, secrétaire général du RADHT, insiste sur l’importance capitale de l’unité nationale, soulignant que l’histoire tchadienne est encore marquée par des divisions identitaires douloureuses.

L’instrumentalisation des affiliations religieuses et régionales a historiquement plongé le Tchad dans l’instabilité et la fracture sociale. Djidda Oumar Mahamat déclare que réintroduire de telles perspectives dans la gestion de l’État serait un recul significatif pour le vivre-ensemble et pour les efforts collectifs de reconstruction nationale. Le secrétaire général souligne que la grâce présidentielle est un geste de clémence destiné à favoriser la réconciliation et la cohésion nationale. Il met en garde contre son utilisation pour attiser les divisions identitaires.

Il exhorte à une citoyenneté républicaine définie par les droits et devoirs de chacun envers la nation, plutôt que par l’origine régionale ou la foi. Le responsable du RADHT prône des institutions fortes et impartiales, essentielles pour garantir l’égalité de tous devant la loi, et un dialogue constructif axé sur la paix, le développement social et le futur des jeunes. Il appelle à s’éloigner des discours d’exclusion et de repli identitaire, en préservant la paix, la laïcité de l’État, et la cohésion nationale, qu’il considère comme la voie unique pour la prospérité du Tchad.