Greffiers : une lueur d’espoir pour le dialogue
Le Syndicat national du personnel des greffes (SYNAPGREF) a annoncé ce jeudi 24 septembre 2026, lors d’une assemblée générale à N’Djamena, la suspension de son mouvement de grève pour une durée d’un mois. Cette décision, qui a été communiquée par le chargé de communication du syndicat, Me Richard Maxhon Baba, traduit la volonté des greffiers de donner une chance au dialogue avec le ministère de la Justice.
En effet, une rencontre s’était déroulée le 17 septembre entre le syndicat et la ministre de la Justice, Ndolenodji Alixe Naimbaye, ainsi que son équipe. Les discussions ont permis d’examiner les différentes revendications du SYNAPGREF. Selon les représentants syndicaux, le ministère s’est engagé à travailler pour la prise en compte de ces revendications, notamment par une relecture des textes concernés pour une amélioration des conditions de travail et une revalorisation du statut des greffiers.
Me Richard Maxhon Baba a précisé : « Compte tenu de la promesse de la ministre, qui s’est engagée à porter haut nos doléances et à ce qu’une solution soit trouvée, nous avons décidé de suspendre et non de lever la grève. Nous sommes un syndicat sérieux. » La décision de suspendre la grève témoigne de l’ouverture des greffiers à trouver une solution négociée à leur situation.
La suspension de la grève est effective jusqu’au 23 octobre 2026. Le SYNAPGREF prévoit une nouvelle assemblée générale le 26 octobre pour évaluer les avancées dans la mise en œuvre des engagements pris par le ministère de la Justice et déterminer la suite à donner à leur mouvement.
Il est important de rappeler que le 17 septembre dernier, le SYNAPGREF avait initié une grève afin de revendiquer de meilleures conditions de travail et la reconnaissance de leur statut. Ce mouvement de grève avait mené à la paralysie des juridictions, soulignant l’importance cruciale du travail des greffiers au sein du système judiciaire.
La suspension de ce mouvement témoigne de la confiance prudente du syndicat envers le ministère quant à sa volonté de répondre favorablement à leurs demandes. Ce geste d’apaisement permet d’espérer une issue positive aux négociations en cours et une amélioration des conditions de travail des greffiers. La communauté juridique et les justiciables seront attentifs à l’évolution de cette situation qui pourrait impacter le fonctionnement des juridictions et l’accessibilité à la justice au Tchad.