Grève au Radisson Blu : la SONEXHO répond aux revendications des employés et clarifie la situation.
La SONEXHO au cœur d’un conflit social au Radisson Blu
La SONEXHO, société en charge des hôtels d’État, traverse une période de tensions marquées au sein de son établissement phare, le Radisson Blu.
Des revendications exprimées
Le 29 janvier 2025, les délégués du personnel de l’hôtel ont déposé un préavis de grève pour la période allant du 29 janvier au 5 février. Les revendications des employés portent sur des points sensibles comme la demande de départ du directeur général, le refus d’une nouvelle police d’assurance santé et une opposition à une augmentation salariale perçue comme injuste, qui a été accordée à certains membres du personnel.
La directrice générale de la SONEXHO a rappelé que, bien que le directeur général du Radisson Blu soit agissant en tant que directeur général délégué, il reste un salarié de la SONEXHO, qui demeure l’unique employeur de l’hôtel. La direction affirme ne pas avoir été officiellement informée des préoccupations soulevées par le personnel et indique que plusieurs tentatives de dialogue ont été mises en place, incluant une réunion avant l’annonce de la grève. Selon la direction, ces propositions de discussions auraient été boycottées par les représentants des employés.
Un dialogue complexe
Le choix de certains délégués de se tourner directement vers le ministre au lieu de passer par les voies internes a également suscité des critiques au sein de la SONEXHO. Cette démarche suscite des interrogations sur le respect des procédures hiérarchiques en place.
En ce qui concerne la nouvelle assurance santé, la directrice générale a expliqué que l’ancienne couverture, fournie par la STAR nationale, ne garantissait pas la prise en charge de tous les employés ni de leurs enfants. En réponse à ces lacunes, la SONEXHO a entrepris une révision de son système social en s’adressant à un courtier pour dénicher une meilleure offre.
Le nouveau contrat proposé avec la compagnie FAR, qui a été conclu récemment, promet des avantages notables, notamment une réduction des coûts d’environ 30 millions de FCFA tout en offrant des prestations supérieures. Les changements incluent, par exemple, le montant pris en charge pour les verres correcteurs, passant de 100 000 FCFA à 150 000 FCFA, et l’hébergement médical, qui augmente de 15 000 FCFA à 45 000 FCFA par jour.
Améliorations notables en matière de couverture
L’une des avancées majeures de cette nouvelle politique d’assurance est l’extension de la couverture pour les enfants. Alors que l’ancienne police ne prenait en charge qu’un enfant par employé, la nouvelle formulée englobe tous les enfants de moins de 18 ans, à condition de présenter un acte de naissance.
Sur le front des salaires, la SONEXHO a identifié des disparités significatives parmi ses employés, incitant ainsi la direction à proposer une convention visant à harmoniser les conditions salariales. Cependant, ce projet a été rejeté par certains employés qui se considèrent exclusivement comme salariés du groupe Radisson. Il est à noter que ce dernier exerce uniquement en tant que prestataire de services au profit de la SONEXHO, une réalité qui semble ne pas être toujours reconnue par le personnel.
Conclusion
En somme, chaque poste au Radisson Blu, y compris celui du directeur général, est régi par les conditions d’emploi établies par la SONEXHO. Ce conflit met en lumière des tensions structurelles au sein de l’organisation, soulignant l’importance de la communication et du dialogue dans la gestion des ressources humaines. La suite des événements au Radisson Blu sera scrutée de près, tant par les employés que par la direction, alors que les enjeux de la satisfaction au travail et du bien-être des employés restent au cœur des préoccupations de la SONEXHO.