Grève d’avertissement : une semaine de mobilisation chez les syndicats pour des salaires revalorisés

Grève d’avertissement des enseignants du COSET et de la PSSET du 9 au 15 octobre 2025

Les enseignants, représentés par le COSET et la PSSET, annoncent une grève d’une semaine, du 9 au 15 octobre 2025, à la suite de l’ineffectivité du décret n°477, qui vise à améliorer leurs conditions de travail et de vie.

Les syndicats d’enseignants ont exprimé leur mécontentement face à l’inaction du gouvernement concernant la mise en œuvre du décret n°477. Ce texte stipule des améliorations dans plusieurs domaines, comme les primes, les indemnités et l’octroi de divers avantages aux professionnels de l’éducation. Malgré plusieurs démarches et interpellations, les syndicats affirment qu’aucune réponse n’a été fournie, créant une situation qu’ils qualifient d’intenable.

Dans un communiqué, Ousmane Mahamat Abakar, représentant du COSET, et Allara Djimtibaye, porte-parole de la PSSET, ont souligné que cette grève est menée collectivement, dans un climat de solidarité, afin de défendre les droits fondamentaux des enseignants, qu’ils considèrent comme les fondements du système éducatif. Cette action vise non seulement à alerter l’opinion publique, mais aussi à demander une prise de conscience des enjeux cruciaux liés à l’enseignement.

La grève prévue ne manquera pas de perturber le calendrier scolaire de l’année 2025-2026, ce que les syndicats imputent directement au gouvernement. Ils estiment que si leurs revendications restent ignorées, il sera difficile de garantir une rentrée sereine pour les élèves et les enseignants. Cette situation ne fait qu’accentuer les tensions déjà présentes dans le secteur éducatif, aggravées par des attentes non satisfaites et des promesses non tenues.

La grève représente ainsi un point de rupture, tant pour les enseignants que pour les institutions éducatives. Les syndicats espèrent que cette mobilisation incitera les autorités à reconsidérer leurs priorités et à agir pour répondre aux besoins exprimés depuis longtemps par le corps enseignant. Ces événements se déroulent sur fond de déclarations inquiétantes concernant la préparation pour une année scolaire déjà marquée par des incertitudes institutionnelles.

Dans ce climat d’angoisse, une question demeure : quelles seront les implications de cette grève sur l’avenir de l’éducation dans la région ? La réponse de l’État sur cette crise pourrait bien déterminer le paysage éducatif des mois à venir.