Grève de deux semaines au SET de N’Djaména : l’éducation suspendue
Les enseignants de N’Djamena entament une grève illimitée pour revendiquer leurs droits
Le 14 février, le Syndicat des enseignants du Tchad (SET) de la section provinciale de N’Djamena a décidé de lancer une grève de deux semaines renouvelable, exigeant que le décret 2850, qui concerne le statut particulier de l’enseignant, soit appliqué sans délai.
Réunis en assemblée générale, les membres du syndicat ont exprimé leur frustration face à l’absence de mise en œuvre de cet important décret, qui représente une composante essentielle de leurs revendications professionnelles. Le mouvement de grève, initié par le SET, reflète le mécontentement des enseignants qui se sentent négligés par les autorités.
Le décret 2850, adopté précédemment, avait pour objectif de reconnaître et renforcer le statut de l’enseignant au Tchad. Cependant, sa non-application effective a mené à des tensions croissantes au sein du corps enseignant. Cette grève n’est pas sans précédent; elle s’inscrit dans une série de mouvements similaires ayant eu lieu dans le passé, réclamant de meilleures conditions de travail et une juste reconnaissance du rôle crucial que jouent les enseignants dans la société tchadienne.
Le syndicat appelle à un dialogue avec le gouvernement afin de parvenir à une solution satisfaisante avant que la situation ne s’aggrave. Cette action est non seulement un cri d’alarme mais vise également à sensibiliser l’opinion publique sur l’urgence de la situation. Tandis que la grève se poursuit, l’impact potentiel sur l’éducation pourrait être significatif, affectant des milliers d’élèves à travers la capitale.
En conclusion, les enseignants espèrent que cette mobilisation recevra l’attention nécessaire des autorités, leur permettant ainsi de revenir dans les salles de classe avec la reconnaissance et les conditions de travail qu’ils méritent.