Grève d’une semaine des médecins : le SYMET alerte sur les conditions de soin à partir du 20 octobre
Grève imminente des médecins au Tchad : le SYMET exige des réformes urgentes
Le Syndicat des Médecins du Tchad (SYMET) a annoncé un préavis de grève d’une semaine à partir du 20 octobre 2025, mettant en lumière les conditions de travail jugées précaires ayant des répercussions directes sur l’exercice médical.
Le Dr Moussa Kalli, président du SYMET, s’est exprimé sur les difficultés rencontrées par les praticiens, en soulignant que les exigences de performance des autorités de santé sont souvent en décalage avec les réalités du terrain. Les médecins sont régulièrement confrontés à des conditions de travail difficiles, rendant leur mission de soigner la population encore plus ardue.
Le préavis de grève vise plusieurs points fondamentaux, notamment la révision de leur statut, l’harmonisation des primes, et le paiement des arriérés de salaires. Les médecins réclament également des primes de logement et de meilleures conditions sécuritaires, notant une détérioration de la sécurité sur le terrain.
Les revendications du SYMET comprennent des demandes spécifiques et urgentes. Les propositions phares incluent l’application immédiate et effective d’un statut particulier pour les médecins, le paiement des salaires dus aux nouveaux intégrés, ainsi que le règlement des arriérés de salaires et de primes. De plus, les médecins insistent sur la nécessité d garantir leur sécurité face à un contexte de menaces croissantes. Ils demandent également un paiement régulier et uniformisé des primes dans toutes les structures de santé, la libération de locaux pour les médecins, ainsi qu’une implication accrue du SYMET dans l’élaboration des politiques sanitaires du pays.
Ce mouvement de grève survient dans un contexte déjà tendu au sein des établissements de santé publique, où les critiques autour de la gestion sont de plus en plus fréquentes. Les membres du SYMET se disent préoccupés par l’inefficacité des mesures prises face aux nombreux défis, ce qui menace non seulement leur profession, mais également la qualité des soins dispensés aux patients.
Une assemblée générale a été convoquée pour discuter de ces enjeux, et a permis de souligner l’urgence d’une réponse appropriée du gouvernement. Les médecins jugent qu’une intervention rapide est essentielle pour mettre un terme à la crise qui perdure et qui empêche le bon déroulement des soins dans les hôpitaux.
En conclusion, la situation actuelle du corps médical au Tchad appelle à une prise de conscience de la part des décideurs, afin de garantir des conditions de travail décentes et, par conséquent, une meilleure prise en charge de la santé des citoyens. La mise en œuvre des revendications formulées par le SYMET apparaîtra comme un test décisif pour l’engagement du gouvernement en matière de santé publique.