Halte aux violences : Journée de l’Enfant africain
Journée de l’Enfant africain : le REASPET appelle à mettre fin aux violences contre les enfants au Tchad
Le Réseau des Associations pour la Protection des Enfants au Tchad (REASPET) a émis, ce 16 juin, un communiqué dans lequel il exprime son inquiétude face à la détérioration des conditions de vie des enfants au Tchad. À l’occasion de la Journée de l’Enfant africain, l’organisation tire la sonnette d’alarme sur l’augmentation des violences et appelle à une action urgente.
Un bilan alarmant
Selon le communiqué signé par Arthur Ali Nguetel, coordinateur national du REASPET, une recrudescence inquiétante de violences, assassinats, et enlèvements affecte particulièrement les enfants. Ces tragédies, ainsi que les crimes odieux et les disparitions, constituent désormais une réalité quotidienne, faisant des enfants les principales victimes.
Références légales ignorées
Le document fait référence à l’article 5 de la Charte africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant, qui impose aux Etats d’assurer la survie, la protection et le développement des enfants. Malgré ces obligations, le REASPET constate que l’amélioration des conditions de vie des enfants tchadiens est toujours en suspens, notamment dans les domaines de la survie, de l’éducation, de la santé et de l’environnement.
Des conséquences aggravantes
Le communiqué met en lumière un cycle vicieux : la perte d’un parent, suite à une violence, laisse souvent des orphelins sans ressources qui rejoignent les rangs des enfants déjà en situation de précarité. La situation est d’autant plus préoccupante que l’accès à des ressources essentielles telles que l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement est limité, compromettant ainsi gravement la santé et le développement des jeunes.
Appel à l’action
En ce jour symbolique, le REASPET prend une position ferme en se distanciant des célébrations habituelles de la Journée de l’Enfant africain. L’organisation utilise cette occasion pour interpeller les autorités, exigeant la fin des conflits et des violences répétitives qui menacent l’intégrité physique et psychologique des enfants.
Le réseau demande explicitement au gouvernement tchadien de respecter les engagements pris aux niveaux national et international concernant les droits de l’enfant. Il souligne que se conformer à ces instruments juridiques est essentiel pour bâtir un socle de paix et de sécurité pour les enfants.
Un appel à la conscience collective
Ce cri d’alarme vise à sensibiliser non seulement les autorités, mais aussi l’ensemble de la société tchadienne et internationale. Le REASPET souligne que seule une mobilisation collective peut stopper cette dérive et assurer un avenir meilleur pour les enfants du Tchad.
En synthèse, le message du REASPET en cette Journée de l’Enfant africain est clair : il est temps d’agir concrètement pour protéger les enfants en danger et garantir leurs droits fondamentaux. C’est un appel à la responsabilité, tant des dirigeants que de la communauté internationale, pour que chaque enfant puisse vivre et grandir dans un environnement sain et sécurisé.