Ibrahim Traoré lance un appel à l’unité pour un avenir partagé en 2026.

Le bilan de 2025 : Une année de bascule pour le Burkina Faso

En 2025, le Burkina Faso a observé des avancées significatives dans plusieurs domaines clés, marquant ainsi un tournant dans son développement national.

Au cours de l’année écoulée, le président du pays a souligné plusieurs progrès notables durant une adresse publique. Parmi ceux-ci, l’autosuffisance alimentaire se démarque particulièrement. Grâce à des subventions massives et à la mise en place de programmes de labour gratuits, le pays a atteint des niveaux de production agricoles inédits. Cette initiative vise non seulement à réduire la dépendance alimentaire vis-à-vis de l’étranger, mais aussi à stimuler l’économie locale.

De plus, la reconquête du territoire a constitué un autre point fort de 2025. Les opérations militaires, à l’image de l’opération Lalmassga, ont fortifié la sécurité dans certaines régions du pays, permettant la réinstallation de milliers de déplacés internes dans des zones jugées sûres. Cette action militaire a non seulement apporté une paix relative, mais a également permis de restituer des terres aux populations déplacées, favorisant ainsi leur retour et leur réintégration.

Un autre aspect marquant de cette année a été l’affirmation de la souveraineté diplomatique du Burkina Faso. La Confédération des États du Sahel (AES) a su s’imposer comme un bloc geo-politique de référence, renforçant ainsi les relations entre les États membres et augmentant leur influence sur la scène internationale.

Avec ces avancées, le pays se tourne vers 2026, une année que le Capitaine Traoré a qualifiée de cruciale. Lors d’une allocution, il a employé l’expression "attacher les ceintures" pour exprimer la nécessité d’intensifier les réformes structurelles dans divers secteurs. Plusieurs grands axes de développement ont été définis pour cette nouvelle année.

La première priorité est l’industrialisation locale, illustrée par la mise en service d’une première unité de transformation de coton au niveau national. Ce projet vise à non seulement valoriser les ressources locales, mais aussi à créer des emplois et renforcer l’autonomie économique.

Une autre initiative majeure concerne la réforme de la justice, qui a pour objectif de mettre en place un programme de reconversion des prisonniers. Cela leur permettra de participer activement à la construction d’une nation en comprenant les enjeux de leur contribution à la société.

En parallèle, la modernisation administrative sera au cœur des préoccupations. La généralisation de la facture électronique certifiée fait partie intégrante du plan pour améliorer la transparence et lutter efficacement contre la corruption, un fléau qui continue d’affecter le pays.

Enfin, un challenge évident sera l’urbanisme vertical à Ouagadougou. Face à une croissance démographique accrue, la priorité sera donnée à la construction de bâtiments en hauteur, afin d’optimiser l’utilisation de l’espace tout en améliorant l’assainissement urbain.

Le chef de l’État a aussi tenu à saluer et rendre hommage aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), ainsi qu’aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). Il a ainsi reconnu leur résilience et le rôle essentiel qu’ils jouent dans l’évolution positive du pays. Pour le président, le futur du Burkina Faso et son rayonnement d’ici cinq ans dépendront des efforts conjugués mis en place dès le début de 2026.

Ainsi, la feuille de route pour l’année à venir semble tracée, avec des ambitions claires en matière d’industrialisation, de justice, de modernisation et d’urbanisme. Le Burkina Faso, après avoir relevé plusieurs défis en 2025, semble décidé à poursuivre sur cette lancée pour consolider ses acquis et ouvrir la voie à un avenir résilient.

Les populations, quant à elles, attendent désormais des résultats tangibles de ces promesses, espérant que ces efforts ne seront pas vains et permettront au pays de mieux affronter les enjeux à venir.