Impôts et trésor unissent leurs données pour une gestion optimisée

Accord historique entre la Direction générale des impôts et le Trésor public pour l’échange de données

La signature d’un protocole d’accord entre la Direction générale des impôts (DGI) et la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP) marque une nouvelle ère dans la gestion des finances publiques au Tchad. Cet événement significatif s’est déroulé le mercredi 1er avril au siège de la direction générale du Trésor.

Lors de la cérémonie, Ali Djadda Kampard, secrétaire d’État aux Finances et au Budget, a mis en avant l’importance stratégique de cet accord. Il a précisé que, bien qu’il puisse sembler technique, l’accord est fondamental d’un point de vue politique et stratégique, visant à perfectionner la transparence, la fiabilité et l’efficacité du système financier national.

L’objectif principal mentionné par le secrétaire d’État est d’optimiser la mobilisation des ressources publiques, d’assurer la sécurisation des recettes de l’État et de garantir une information financière transparente et fiable. Jusqu’à présent, les lacunes dans l’échange de données ont été un frein au développement du système financier. L’accord souhaite briser ces pratiques obsolètes pour inaugurer une nouvelle phase axée sur l’interconnexion et la performance.

Le protocole s’inscrit également dans le processus de digitalisation complète des finances publiques grâce à des outils modernes comme SIGFIP, E-tax, et la Facturation électronique normalisée (FEN). Avec l’échange automatisé des données entre les administrations, les informations seront désormais partagées en temps réel, renforçant la sécurité et la fiabilité des transactions financières. Ce dispositif est perçu comme une transformation silencieuse mais cruciale pour l’efficacité du secteur.

Outre les aspects techniques, cet accord est un catalyseur pour le Plan national de développement « TchadConnexion2030 ». Le secrétaire d’État a souligné que le développement durable requiert une mobilisation efficace des ressources internes, une gouvernance financière stricte et un climat de confiance entre l’État, ses partenaires et ses citoyens.

Enfin, pour assurer le succès de cette initiative, une mise en œuvre efficace du protocole a été demandée aux responsables des deux directions. Le secrétaire d’État a conclu en insistant sur le fait que l’accord ne doit pas rester un document formel, mais devenir un instrument actif et performant, la clé pour mesurer véritablement le succès recherché.

Ainsi, cet accord illustre une avancée significative dans la gestion des finances publiques au Tchad, marquant un tournant vers une meilleure gouvernance et un développement économique durable.