Incursions d’éléphants : une alerte gouvernementale pour protéger les cultures dans plusieurs provinces.

Des éléphants perturbent les localités de l’est du pays

Des éléphants errants causent des désagréments significatifs dans plusieurs régions de l’est du pays, mettant en lumière un problème de plus en plus pressant lié à la faune sauvage.

Les troupeaux d’éléphants, en quête de nourriture et de points d’eau, ont été signalés dans des zones telles que la province du Hadjer Lamis, plus précisément dans le département de Dagana et la sous-préfecture de Tourba. Des incursions ont également été notées dans la Tandjilé Ouest, dans le département de Man-Mbagué, ainsi que dans le Logone Occidental, notamment dans le département de la Djodjé et la sous-préfecture de Loakassy.

Ces déplacements des éléphants, bien que naturels, ont entraîné la destruction de nombreuses plantations, perturbant ainsi la tranquillité des habitants. Bien que cette situation mette en avant la richesse de la biodiversité du pays et les efforts de conservation entrepris par le gouvernement, elle pose également un risque sérieux pour la sécurité des populations locales et la préservation des cultures.

Face à cette situation préoccupante, le ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MEPDD) a annoncé la mise en place de mesures d’urgence. Des équipes techniques ont été déployées sur le terrain, en collaboration avec les responsables des aires protégées et les autorités locales, dans le but de suivre les déplacements des animaux et de minimiser les risques.

En attendant le retour des éléphants vers leurs habitats habituels, le ministère appelle les résidents des zones affectées à respecter des consignes de sécurité strictes. Il est recommandé de signaler toute présence d’éléphants aux autorités locales ou aux agents du ministère, d’éviter les déplacements nocturnes inutiles dans des zones à risque, de ne pas s’approcher des troupeaux, même lorsque les animaux semblent calmes, et de ne pas tenter de les éloigner par des moyens tels que des jets de pierres ou des cris, qui pourraient provoquer des réactions agressives.

Le ministère souligne également l’importance de sensibiliser les enfants à ne pas s’approcher seuls des points d’eau fréquentés par la faune. Il est impératif de rappeler que les éléphants bénéficient d’une protection légale complète : toute tentative de braconnage sera sanctionnée avec la plus grande sévérité.

Au-delà de cette situation alarmante, le MEPDD a exprimé ses sincères condoléances aux familles des deux individus récemment décédés lors de ces incidents tragiques. La situation soulève des questions sur la cohabitation entre les humains et la faune sauvage dans le pays et rappelle la nécessité d’adapter les mesures de gestion pour mieux protéger les populations locales tout en préservant la biodiversité.

Pour le moment, le ministère invite toute personne disposant d’informations sur les mouvements des troupeaux à se manifester en contactant le numéro vert dédié. Ce suivi est essentiel pour la sécurité des populations et pour un meilleur encadrement de la faune dans les zones concernées.