Journaliste béninois écroué : 5 ans pour apologie de crime d’État

Un journaliste béninois condamné à cinq ans de prison

Un tribunal spécial au Bénin a condamné le journaliste Pascal Mitowadé à une peine d’emprisonnement pour incitation à la haine et à la rébellion.

Pascal Mitowadé, journaliste pour le média La Tribune de la capitale, a été reconnu coupable par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) au Bénin. Les charges incluent l’apologie de crime contre la sûreté de l’État, l’incitation à la haine par Internet et l’incitation à la rébellion. La cour a prononcé une peine de cinq ans de prison ferme accompagnée d’une amende de 10 millions de francs CFA.

Les faits remontent au 7 décembre 2025, lorsqu’une tentative de coup d’État a été déjouée dans le pays. À cette occasion, Mitowadé avait diffusé un message sur les réseaux sociaux, que La Criet a interprété comme une incitation à renverser l’ordre constitutionnel établi.

L’affaire a suscité des réactions variées au Bénin et au-delà. Les défenseurs des droits de l’homme ont exprimé leurs inquiétudes concernant la liberté de la presse et d’expression dans le pays, préoccupés par le sort des journalistes pouvant être emprisonnés pour leurs publications. Cet événement s’inscrit dans un contexte plus large de tension politique, où toute remise en cause de l’autorité est étroitement surveillée.

Le cas de Mitowadé illustre les défis auxquels les journalistes sont confrontés dans l’exercice de leur métier dans des environnements politiques sensibles. Ce verdict soulève des questions sur le fragile équilibre entre la sécurité nationale et la liberté d’expression, un débat qui continue de diviser dans de nombreuses sociétés.