Journée sans tabac : témoignages de rédemption

Journée mondiale sans tabac : Témoignages d’anciens fumeurs sur la lutte contre l’addiction

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, célébrée le 31 mai chaque année, l’attention est portée sur les effets néfastes du tabagisme. Deux anciens fumeurs, Hassaballah Ahmat Tidjani et Florent Djikoloum, partagent leur expérience de la dépendance au tabac et leur chemin vers le sevrage.

Pour Hassaballah Ahmat Tidjani, tout commence en 2017 au Cameroun. Alors qu’il séjourne chez sa tante, il se tourne vers la cigarette après une dispute familiale. « J’avais un ami qui fumait déjà. Pour me calmer, il m’a proposé une cigarette, et c’est comme ça que j’ai commencé », explique-t-il. À seulement 17 ans, Hassaballah ne se limite pas à la cigarette et consomme également du cannabis et d’autres substances.

Conscient des conséquences de son addiction, Hassaballah attribue son succès au soutien familial. « Ce sont mes frères qui m’ont motivé à arrêter. Quand tu fumes, même ta propre famille peut t’abandonner », confie-t-il. Après plusieurs années de lutte, il est aujourd’hui sans tabac depuis trois mois.

De son côté, Florent Djikoloum a d’abord été exposé au tabac dans son enfance. Son oncle lui demandait souvent de lui acheter des cigarettes, et c’est en récupérant un mégot qu’il a fumé pour la première fois à l’âge de 7 ans. Au fil des années, la cigarette devient une habitude difficile à briser, malgré des problèmes de santé inquiétants. « Mon estomac et mon foie présentaient des problèmes, mais l’addiction était plus forte », se remémore-t-il.

Après une rechute causée par le décès de son père, Florent trouve de l’aide auprès du Centre diocésain de recherche-action en alcoologie (CEDIRAA). Avec le soutien du centre, il réduit progressivement sa consommation jusqu’à l’arrêt total. « Aujourd’hui, je ne fume plus. Quand j’entends quelqu’un fumer, je m’éloigne », affirme-t-il avec optimisme, ayant arrêté deux mois plus tôt.

Au CEDIRAA, l’accompagnement psychologique est crucial. Ntolo Hélène, assistante psychologue, souligne l’importance de restaurer la confiance en soi chez les patients souvent stigmatisés. « L’accueil est une étape clé. Nous travaillons avec une équipe pluridisciplinaire pour guider les patients vers le rétablissement », précise-t-elle.

La Journée mondiale sans tabac ne se limite pas à rappeler les dangers du tabagisme. Elle met également en lumière l’importance du soutien familial, social et médical. Malgré les défis liés à l’addiction, des histoires comme celles de Hassaballah et Florent démontrent qu’il est possible de surmonter cette dépendance avec accompagnement et détermination.