Journée scientifique à l’Université de N’Djamena : explorer les enjeux du droit positif pour l’avenir du pays
Le Droit Positif au Tchad : Un Débat Essentiel pour le Système Juridique
Une rencontre scientifique sur le thème « Quel droit positif pour le Tchad ? » s’est tenue récemment, réunissant universitaires, chercheurs, étudiants et professionnels du droit autour d’une réflexion approfondie sur l’évolution du système juridique du pays face aux enjeux contemporains.
L’événement, organisé par le comité dirigé par la présidente Pr Moyelle Kodbaye, se tenait dans les locaux de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université de N’Djamena. Cette journée visait à ouvrir un débat sur le droit positif au Tchad, une question jugée cruciale par la coordinatrice de la rencontre. « Le thème s’inscrit au cœur des préoccupations de notre société », a-t-elle affirmé lors de son discours d’ouverture. Pour elle, la discussion sur le droit positif révèle un paradoxe : la nécessité de l’adaptation du droit aux réalités locales tout en préservant ses principes fondamentaux.
Le doyen de la Faculté, Dr Ngabo Ndjaha, a également souligné l’importance de cette rencontre, la qualifiant de « rendez-vous de partage » entre le monde académique et les praticiens du droit. Pour lui, la thématique dépasse le cadre judiciaire et académique, devenant un « véritable projet de société ». Il a appelé à une réflexion collective autour de l’avenir des institutions et du droit au Tchad, invitant les participants à envisager des solutions concrètes aux défis actuels.
Fatimé Pamdigue, représentante du président de l’Université de N’Djamena, a ajouté que cette initiative ne doit pas être perçue comme une simple formalité académique. Elle a insisté sur le fait que « le droit positif doit agir comme un rempart » face aux défis sociaux contemporains. Selon elle, cette journée permet aux chercheurs de contribuer à la construction d’un système juridique robuste et adapté aux réalités tchadiennes.
Les différentes interventions prévues tout au long de la journée ont permis aux participants d’analyser les fondements du droit positif au Tchad et d’identifier les obstacles à sa mise en œuvre. Chaque communication a traité de questions variées, allant de l’interprétation des lois à l’adéquation des pratiques juridiques avec les normes internationales. Les discussions ont révélé un consensus autour d’une nécessité urgente de renforcer l’efficacité du cadre juridique national, souvent perçu comme insuffisant pour répondre aux enjeux actuels du pays.
Cette rencontre s’inscrit dans un élan plus large de promotion de la recherche scientifique et du débat académique au sein de la Faculté des Sciences juridiques et politiques. En exposant les réalités du système juridique tchadien et les compétences des praticiens, cet événement a également servi de plateforme d’échanges visant à encourager des réflexions critiques sur le rôle du droit dans la consolidation de l’État de droit et le développement institutionnel.
L’importance de cet événement va au-delà de la simple discussion académique ; elle résonne avec les défis quotidiens auxquels le Tchad fait face. Alors que le pays continue de naviguer à travers diverses crises politiques et sociales, le droit est perçu comme un moyen crucial pour stabiliser et structurer la société. Les recommandations qui émergeront des réflexions de cette journée sont donc promises à un impact significatif sur les futurs débats publics et les décisions politiques.
En synthèse, cette rencontre a permis de poser des jalons pour une meilleure compréhension et application du droit positif au Tchad, tout en renforçant l’engagement des acteurs du milieu juridique à participer activement à cette évolution nécessaire.