La BEAC alerte sur l’impact des nouvelles taxes Mobile Money
La BEAC Avertit sur les Conséquences de l’Augmentation des Taxes sur le Mobile Money
La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) exprime ses préoccupations face à la hausse des taxes appliquées aux transactions de Mobile Money dans la région CEMAC, lors d’un sommet régional à Kigali.
Un Cri d’Alerte au Sommet Régional
Durant le rassemblement à Kigali, Yvon Sana Bangui, le gouverneur de la BEAC, s’est vigoureusement exprimé contre l’augmentation des prélèvements sur le Mobile Money, qui pourrait, selon lui, compromettre le développement des services financiers dans la région CEMAC. Cet avertissement souligne les risques que ces taxes font peser sur l’accès aux services financiers.
Impact Stratégique sur l’Inclusion Financière
Dans une région où le taux de bancarisation est encore faible, le Mobile Money constitue un levier crucial pour inclure financièrement des millions de personnes, notamment celles vivant en milieu rural. Imposer des charges supplémentaires sur ces transactions risque de limiter l’adoption des services numériques et d’entraver la modernisation des économies locales.
Propositions pour une Nouvelle Stratégie
Au lieu de taxer les services digitaux, Sana Bangui suggère d’inciter l’usage des paiements électroniques en rendant moins attractif l’argent liquide, souvent associé à l’économie informelle. Cela permettrait non seulement d’améliorer la traçabilité des flux financiers mais aussi de soutenir les initiatives d’inclusion financière adoptées par des institutions comme la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC).
Pressions Fiscales et Répercussions à Long Terme
Cette mise en garde intervient dans un contexte où plusieurs pays, tels que le Cameroun, le Gabon et le Tchad, ont instauré ou envisagent de nouvelles mesures fiscales sur les services de Mobile Money pour accroître leurs recettes fiscales. Cependant, la BEAC craint que cette approche, bien qu’efficace à court terme, ne nuise à l’harmonisation régionale et à l’intégration économique, notamment avec l’initiative panafricaine PAPSS.
Conclusion
Le débat autour de la taxation du Mobile Money met en lumière les défis auxquels fait face l’Afrique centrale en matière d’inclusion financière. La position de la BEAC reflète une volonté de promouvoir des politiques durables qui favorisent une adoption plus large des technologies financières tout en garantissant une régulation équilibrée.