La CEDEAO encourage le dialogue pour apaiser les tensions frontalières autour du fleuve Mano
Tensions grandissantes aux frontières de la Guinée : la CEDEAO réagit
La montée des tensions le long des frontières de la Guinée avec le Libéria et la Sierra Leone suscite une grande inquiétude au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
La Commission de la CEDEAO a pris la décision de déployer une mission d’évaluation technique pour examiner la situation à Yenga, une zone frontalière disputée entre la Guinée et la Sierra Leone. Cette démarche fait suite aux récents événements survenus à la frontière de Lofa, entre la Guinée et le Libéria, qui ont exacerbé les tensions territoriales dans le bassin du fleuve Mano. De ce fait, la mission voit son champ d’action élargi afin de réaliser une évaluation détaillée de l’ensemble des zones de frictions actuelles et potentielles.
En parallèle, la CEDEAO appelle les États membres concernés à faire preuve de retenue, à diminuer les tensions sans délai, à respecter les frontières internationalement reconnues, et à éviter toute action unilatérale qui pourrait détériorer les relations bilatérales et mettre en péril la sécurité régionale. L’organisation plaide pour le recours aux voies diplomatiques, qu’elle s’engage à faciliter pour favoriser une résolution pacifique des différends.
Le contexte tendu trouve un écho particulier dans l’incident du 22 février dernier, quand 16 soldats sierra-léonais ont été arrêtés par les forces guinéennes. Accusés d’avoir franchi illégalement la frontière et planté le drapeau sierra-léonais sur le territoire guinéen, ces militaires ont finalement été libérés.
La CEDEAO réaffirme son engagement à collaborer étroitement avec les autorités nationales pour promouvoir la paix et la coopération dans le bassin du fleuve Mano, un enjeu crucial pour la stabilité régionale et le bien-être des populations d’Afrique de l’Ouest.
En conclusion, face à ces tensions frontalières, la CEDEAO réitère son rôle de médiateur et de garant de la paix dans la région, tout en rappelant l’importance d’une coopération constructive entre ses États membres.