La CIST dénonce en 2026 la baisse des conditions de vie des travailleurs et interpelle le gouvernement
La CIST dresse un bilan préoccupant pour la Journée internationale du Travail au Tchad
La Confédération indépendante des syndicats du Tchad (CIST) a profité de la Journée internationale du Travail pour mettre en lumière les multiples défis qui assaillent les travailleurs tchadiens. Lors de cette occasion, c’est Mahamat Nasradine Moussa, secrétaire général du CIST, qui a exposé un rapport exhaustif des préoccupations des travailleurs dans le pays.
Mahamat Nasradine Moussa a ouvert son discours en soulignant que le 1er mai devrait être bien plus qu’une simple commémoration : c’est un moment crucial pour réfléchir aux luttes passées des travailleurs et aux conditions actuelles du marché du travail au Tchad. « La justice sociale n’est pas une option politique, c’est une exigence républicaine », a-t-il affirmé avec force.
Parmi les problèmes soulevés, le syndicaliste a dénoncé une série de difficultés récurrentes. En tête de liste figurent la baisse du pouvoir d’achat due à l’inflation, les retards dans le paiement des salaires et pensions, ainsi que des réductions salariales dans le secteur éducatif en février 2026. Il a également signalé les obstacles à l’accès à l’eau potable et à l’électricité, sans oublier les nombreuses infractions au Code du travail.
Pour répondre à ces défis, la CIST a élaboré plusieurs revendications urgentes. Celles-ci incluent l’augmentation des salaires indiciaires des fonctionnaires, la subvention des produits de première nécessité, la mise en œuvre de solutions pérennes pour les pénuries d’eau et d’électricité, le règlement des arriérés d’allocations familiales et la régularisation du statut des enseignants. Le renforcement de la protection sociale, en particulier pour les travailleurs des secteurs informels et agricoles, a également été souligné comme une priorité. La confédération a insisté sur la nécessité de lutter efficacement contre la corruption et de veiller à une redistribution équitable des richesses nationales.
Mahamat Nasradine Moussa a réitéré l’engagement du CIST envers le dialogue social tout en affirmant que l’organisation ne reculera devant rien pour défendre les droits des travailleurs. Il a exhorté le gouvernement tchadien à placer la justice sociale au centre de ses politiques publiques.
En conclusion, il a rappelé une vérité fondamentale : « Il n’y a pas de développement sans justice sociale, pas de stabilité sans équité, pas de paix durable sans respect du travail humain ».
Ce discours s’inscrit dans un contexte où de nombreux travailleurs à travers le monde revendiquent une amélioration de leurs conditions de vie, soulignant ainsi l’importance universelle des défis soulevés.