La CNDH du Tchad exhorte à respecter les droits des prévenus pour un changement durable
Les Droits de l’Homme au Tchad : Un Appel à la Dignité et au Respect
Belngar Larmé Jacques, président de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) au Tchad, a récemment mis en lumière les conditions de traitement des personnes en conflit avec la loi. Lors d’un entretien, il a vivement dénoncé certaines pratiques qui portent atteinte à la dignité humaine, tout en rappelant l’importance du respect de la présomption d’innocence.
Les Faits
Dans ce contexte, Belngar Larmé Jacques a souligné que la Constitution tchadienne protège les droits fondamentaux des personnes arrêtées. Malgré cela, il admet que des violations peuvent survenir, bien qu’il s’oppose à l’idée que cela soit systématique.
Un problème persistant est l’exposition médiatique des présumés délinquants, une pratique ancienne perpétuée par les forces de sécurité. Jacques critique cette habitude, affirmant qu’elle n’a aucune base légale et constitue une atteinte aux droits fondamentaux des individus, notamment à leur image et à leur intégrité personnelle.
Réactions et Impacts
Le président de la CNDH a également interpellé les journalistes, leur demandant de faire preuve de discernement dans la diffusion d’images de personnes présumées coupables. Il insiste sur le fait que les journalistes ont le choix de masquer l’identité des personnes impliquées, dans le respect des normes éthiques et déontologiques.
Concernant les abus par les forces de l’ordre, Jacques reconnaît l’existence de normes internes et de sanctions disciplinaires, mais déplore l’absence de mécanismes véritablement indépendants pour réguler ces pratiques. Le rôle du procureur reste essentiel, bien qu’il repose essentiellement sur le code pénal.
Une Commission Engagée
La CNDH s’engage dans une démarche proactive pour mettre fin à ces pratiques humiliantes. Jacques mentionne deux principaux axes de travail : un plaidoyer fort pour le respect des droits humains, et la formation des forces de sécurité et des médias pour une utilisation plus respectueuse des images et des informations.
Conclusion
À travers cet entretien, la CNDH réaffirme l’importance de placer la dignité humaine au centre des pratiques judiciaires et médiatiques au Tchad. La protection de l’image des prévenus et le respect de la présomption d’innocence demeurent essentiels pour consolider un véritable État de droit.