La CNDH se mobilise pour une justice stricte contre les violences sexuelles sur mineures à N’Djaména
La Commission Nationale des Droits de l’Homme s’engage contre les violences sexuelles sur mineurs
La vague alarmante de violences sexuelles à l’encontre d’enfants, notamment deux fillettes de 2 à 7 ans, oblige la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) à réagir avec détermination.
Le président de la CNDH, Belngar Larme Jacques, a annoncé par voie de communiqué que l’institution se mobilise pleinement, se constituant partie civile pour soutenir les victimes et leurs familles dans cette crise d’une gravité exceptionnelle. Les actes dénoncés représentent des violations flagrantes des droits de l’enfant et des atteintes intolérables à la dignité humaine.
Face à la multiplication de ces agressions sexuelles à N’Djamena, la CNDH exprime son indignation et sa vive préoccupation, soulignant les graves répercussions physiques et psychologiques pour les jeunes victimes. C’est un pas décisif pour la Commission, qui s’appuie sur des fondements juridiques solides, notamment la loi n°028/PR/2018 et son règlement intérieur, pour se porter partie civile.
L’objectif de cette initiative est triple : révéler la vérité, établir les responsabilités et défendre les droits des victimes. La CNDH s’engage à utiliser tous les moyens légaux pour garantir un suivi rigoureux et impartial des procédures judiciaires.
Le communiqué insiste également sur la nécessité pour l’État de prévenir ces violences, de protéger les victimes et de sanctionner sévèrement les auteurs, rappelant que la protection de l’enfant est un devoir constitutionnel, légal et conventionnel. La CNDH appelle à une mobilisation de tous : pouvoirs publics, système judiciaire, forces de sécurité, leaders communautaires et religieux, ainsi que les médias.
Cette déclaration survient dans un climat de forte inquiétude autour des violences sexuelles sur mineurs à N’Djamena. Le nombre croissant de ces actes, souvent commis sur des enfants très jeunes, soulève des questions sur l’impunité et l’urgence d’une réponse pénale adaptée.
La CNDH, par cette démarche, se positionne en alliée des victimes et renforce le besoin d’une réponse collective et impitoyable face à de tels crimes.